Les boîtes de ma femme de Eun Hee-Kyung

4793720593_1c9657f904Le résumé de l’éditeur :

Un homme découvre les souvenirs et petits objets personnels que sa femme a enfermés dans les boîtes, et doit admettre avec stupéfaction qu’il ignorait presque tout d’elle. Un autre s’aperçoit avec la même stupeur que son épouse tient un journal intime à l’insu de sa famille. Un troisième perd son amour à cause d’un impondérable malentendu.

C’est la vie en stress plutôt qu’en strass que nous fait découvrir Eun Hee-Kyung.

Ces cinq récits constituent une chronique de mœurs d’une rare perspicacité psychologique, à la fois cruelle et non dépourvue d’humour.

L’auteure Eun Hee-Kyung, « née en Corée en 1959 (à Gochang, dans le Cholla du Nord), publie en 1996 un premier roman, Le Cadeau de l’oiseau, prix Munhakdongne de la fiction. Elle fait paraître ensuite une dizaine de livres et obtient d’autres prix importants venant couronner une reconnaissance critique et un grand succès populaire. »  Dixit les Editons zulma.

L’idée me semblait intéressante lorsque j’ai lu le résumé, puis je me suis rapidement ennuyé. Je n’ai pas trouvé de rythme à ces histoires. S’il est vrai que découvrir qu’on ne connait pas réellement la personne avec qui l’on vit, ou que la personne que l’on rencontre est celle que l’on attend pour s’apercevoir le lendemain que l’on a fait erreur, la chute est brutale et amère.

Lu dans le cadre u Printemps chez Catherine…euh coccinelle.

Visiblement c’est le thème de ce livre la découverte à travers le quotidien que l’autre n’est pas celui que l’on croit. Peut-être que le cynisme n’est pas ma tasse de thé.

J’ai noté cependant quelques citations :

 « Tout être humain peut se souvenir de ses blessures, même longtemps après la guérison, ne serait-ce qu’à la seule vue des cicatrices qui marquent son corps. Ces boîtes étaient comme des coffrets à blessures qu’elle entassait au coin d’une pièce. »

« En dehors des heures de bureau, je rencontre mon amant. Mais cet amour que je vis avec lui ne tient pas. Je suis loin d’être follement amoureuse. Je peux me passer de le voir pendant une semaine, même plus. Finalement, quand j’y pense, je me souviens qu’à vingt ans, pareillement, je n’avais personne dans ma vie ; cela me conforte dans ma solitude. »

« Je désire flirter. Très sérieusement, j’ai envie d’annoncer à ce type que maintenant c’est fini entre nous et d’aller boire toute seule. J’ai envie d’éprouver l’autre, je veux ses larmes afin de savoir s’il m’aime vraiment. Je ressens le besoin de tourmenter quelqu’un. »

« Par chance, nos deux héros ne sont plus des enfants. La femme a trente deux ans, et l’homme, vingt neuf. Et leur rupture est maintenant à l’ordre du jour. Leur technique amoureuse est à ce point perfectionnée qu’ils sont parfaitement conscients que l’amour ne mène à rien. C’est une perte de temps. Le moment d’être blasé est venu pour eux. Ils sont même très étonnés de l’être si tôt. Ils ne peuvent cependant ramener à une liaison ordinaire le caractère absolu de ce qu’était leur amour. Ils en concluent donc que leur histoire était hors du commun. La séparation témoigne  simplement de l’impossibilité de se maintenir au point culminant de leur amour. »

J’ai craqué à la page 145, il n’y en avait que 220 mais bon. Peut-être quel les amours malheureuses ne sont pas ma tasse de thé. Je n’oserai certes pas dire que c’est un mauvais livre, je dirai simplement qu’il ne me convient pas.

Eun Hee-Kyung

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