The Target un polar coréen

The target est un film d’action coréen qui signifie La cible sorti en 2014. C’est l’adaptation The_Targetd’un film très connu « A bout portant » film réalisé par Don Siegel en 1964 avec Lee Marvin et Angie Dickinson mais aussi le dernier film de Ronald Reagan. Ce film existe aussi dans une version française sortie en décembre 2010 avec dans les rôles principaux Gilles Lelouch, Rochdy Zem et Gérard Lanvin, mis en scène par Fred Cavayé.
À l’origine c’est un polar adapté d’une nouvelle d’Ernest Hemingway : « Les tueurs. »
Dans la version coréenne ce film est réalisé par un réalisateur Chinois, un certain Zhang Yimou qui n’est autre que le réalisateur de « Épouses et concubines », « La cité interdite » pour ne citer que ces deux-là.

Le synopsis d’Allociné :
« Ancien mercenaire, Yeo-hoon mène aujourd’hui une vie paisible. Un jour, il va récupérer un dossier dans un bureau, sauf que celui-ci y découvre un homme qui vient d’être tué. Les tueurs attaquent et poursuivent Yeo-hoon qui est blessé par balle et transféré à l’hôpital. Le lendemain, l’homme assassiné est identifié comme le président d’un grand groupe et Yeo-hoon devient alors le principal suspect. Yeo-hoon est admis à l’hôpital où Tae-jun travaille comme médecin résident. Tae-jun mène une vie heureuse avec sa femme enceinte, Hee-joo. Pendant son service de nuit, Tae-jun sauve Yeo-hoon des mains des tueurs. Le lendemain, sa femme est enlevée et Tae-jun reçoit un appel téléphonique lui ordonnant de faire sortir Yeo-hoon de l’hôpital en échange de sa femme. Pour la sauver, Tae-jun aide Yeo-hoon à s’enfuir de l’hôpital. Commence alors une dangereuse course-poursuite de 36 heures pour cet ancien mercenaire accidentellement impliqué dans une affaire de meurtre et ce médecin qui l’accompagne afin de sauver sa femme qui a été enlevée. »

Un excellent film d’action mené tambour battant, avec une excellente distribution, le casting est excellent. Je ne connais pas un seul des acteurs mais le personnage qu’ils incarnent leur colle à la peau. Le flic ripoux est particulièrement bien interprété ainsi que les autres rôles.

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Ryoo Seung-yong, Le mercenaire

À voir sans aucun doute dès l’instant

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Jo Yeo-jeong , la fliquette
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Yu Jun-sang Le flic ripoux

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Sea Fog: les clandestins de Shim Sung-bo

Sea FogSea fog : les clandestins est un film Coréen sorti en 2014, C’est une histoire d’amour improbable sur fond de violence. C’est un film particulièrement dur, tiré d’une histoire réelle, qui met en scène la bêtise humaine et ses conséquences.
Si l’histoire est dure, la fin inéluctable et les 5 dernières minutes surprenante il est difficile de ne pas regarder ce film jusqu’au bout.
C’est un drame, violent de surcroît et je suis resté 5 bonnes minutes à regarder l’écran noir de l’ordinateur à digérer et réfléchir.
Cependant j’ai bien aimé ce film.

Le capitaine Kang (Kim Yun-seok) aurait besoin de remettre son bateau le Jiujin en état mais la campagne de pêche n’a pas été bonne et personne n’est disposé à lui faire de crédit. Sauf, des trafiquants qui lui proposent de ramener une cargaison de clandestins Chinois contre une grosse enveloppe
Au point donné en pleine mer déchaînée, les chinois montent à bord mais une jeune fille Hong-mae (Hang Ye-ri) tombe à l’eau, aussitôt Dong-sik (Park Yu-chun) un jeune marin se jette à la mer pour la sauver.
Alors que le capitaine Kang découvre que parmi les chinois il y a deux femmes, il jurece que des femmes à bord d’un bateau de pêche sont source d’ennuis, à raison.
Lorsque la douane effectue un contrôle de routine en pleine mer, Kang décide de mettre les clandestins dans la cale mais Dong-sik emmène Hong-mae dans la salle des machines où la jeune fille sera plus chaud. Après que le douanier soudoyé ait quitté le navire les marins ouvrent la cale, ils découvrent les chinois asphyxiés par une fuite de fréon. Le capitaine décide la fouille complète des mots pour brûler tous les documents susceptibles de les identifier mais il ordonne aussi que les corps soient découpés avant de les jeter à l’eau afin qu’ils soient dévorés par les requins.
La folie s’empare des marins et Hong-mae est toujours à bord. L’un des marins, maniaque sexuel, un autre plus ou moins attardé, veulent violer la petite chinoise mais Dong-sik est amoureux de la jeune fille.
L’escalade de la violence va continuer.

Shim Sung-bo commet son premier film en tant que réalisateur. Le film est produit par Bong Joon-ho pour lequel il est habituellement scénariste.
« Sea Fog pose la question du comportement de l’être humain quand il fait face à des circonstances imprévisibles. Il s’agit pour le cinéaste de montrer la véritable nature de l’homme quand il est dos au mur. » (Allociné)

Han Ye-ri
Han Ye-ri

Han Ye-ri et un actrice née en Corée du Sud en décembre 1984. Elle a une trentaine de films à son actif et a joué également dans Kundo.

Park Yu-chun
Park Yu-chun

Park Yu-chun est né à Séoul en juin 1986. C’est avant tout un chanteur qui s’est produit dans quelques boys’bands. C’est le seul film à son actif.

Kim Yun-seok
Kim Yun-seok

Kim Yun-seok est un acteur né en janvier 1967 qui a de nombreux films à son actif. Il a tourné également dans The chaser et Hwayi.

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Time de Kim Ki-duk

TimeTime (Shi Gan) est un film Coréen de Kim Ki-duk sorti en 2007 réalisé après l’Arc.

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See-hee avant la chirurgie. Seong Hyeon-ah
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Ji-woo — Jung Woo-ha vu dans Kundo

L’histoire :
See-hee (Park Ji-yeon) vit avec son copain Ji-woo (Ha Jung-woo) et supporte difficilement que ce dernier regarde les autres filles. Son cruel dilemme est de n’avoir qu’un seul visage et un seul corps à montrer, elle craint la lassitude de son compagnon et l’usure du temps.
Dans un salon de thé, ce jour-là, elle lui fait une scène épouvantable parce qu’il a rendu service à deux jeunes filles et que l’une d’elles lui a donné sa carte. Si See-hee fait l’amour avec Ji-woo la nuit suivante c’est sans doute un peu comme un cadeau d’adieu ou pour se prouver qu’avec le temps il s’est lassé d’elle.
Le lendemain elle disparaît, quitte son appartement, son travail, résilie son abonnement téléphonique. Ji-woo la cherche, en vain. Elle est introuvable.
See-hee est dans une Clinique Esthétique décider à se faire refaire le visage malgré l’avis du chirurgien. Elle devra patienter six mois avant que les cicatrices ne soient complètement résorbées.
Ji-woo est toujours amoureux d’elle. Il la cherche désespérément, croit la voir partout. Sa tristesse est incommensurable. À tel point que ses amis organisent une rencontre avec une fille pour lui mais c’est l’échec total. Ji-woo ne pense qu’à See-hee.
Le garçon est photographe est son terrain de jeu favori se trouve sur l’île de Mo à 50 kilomètres au large de Séoul. Il adore les sculptures monumentales du Park-museum de Baemigumi. Ils étaient allés là-bas, par la navette, avec See-hee. Ils avaient fait ensemble de jolies photos. Six mois plus tard dans cette même navette pour l’île, il croit voir See-hee accoudée au bastingage mais ce n’est pas elle. Pourtant…
Elle s’appelle Sai-hee (Seong Hyeon-ha) et lui redonne vie. Il reprend goût à l’amour avec elle jusqu’à ce qu’il découvre que cette Sai-hee n’est autre que See-hee qui lui à temps manqué. Blessé Ji-woo lui hurle qu’elle a tout gâché et s’en va à son tour.
Il se fait refaire le visage. Sai-hee hante le salon de thé où ils avaient leurs habitudes et croit voir en chaque jeune homme qui entre le portrait de Ji-woo passé lui aussi au bistouri.

See-he après la chirurgie. Park Ji-yeon

Mon avis :
Encore un excellent film de Kim Ki-duk dans lequel il dénonce un des travers de la société coréenne, à savoir la chirurgie esthétique et la facilité avec laquelle les coréens et coréennes se font refaire le visage et le corps (Au féminin.com ou Liberation ).
Cependant ce qui m’a le plus intéressé c’est sa façon de traiter de la jalousie à travers le culte de la beauté.

Le réalisateur :
Je voue une tendresse particulière à ce cinéaste qui a un parcours atypique. Paysan d’origine né en 1960, militaire pendant 5 ans,il s’exile 2 ans dans un monastère pour devenir prêtre. Ensuite il passe 1 an en France où il découvre quelques films cultes (Le silence des agneaux, L’amant…) Puis rentre en Corée en 1993.
Il est en Corée du Sud ce qu’un Mocky est en France contesté et adulé, adoré et maudit.

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KIm Ki-duk récompensé par un Lion D’or à la Mostra de Venise

Kim Ki-duk dit dans le Korean Cinema Today : “People have asked me if I am a ‘moral’ person. I usually reply that I am not. I am not perfect. But I am a person who is not afraid to show the dark and poor sides of Korean society. This is my moral cause. I could make much cleaner films than my previous projects, but I am afraid I might be blamed for doing something “normal.” At the same time, I am afraid that I will not have the creativity to make mainstream films in the future because of my background with controversial subjects.”

On trouve le film en VO sous-titrée en anglais, c’est la version que j’ai vue.

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Hindsight film de Hyun-seung Lee

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Doo-yeon a quitté le gang pour se reconvertir dans la restauration. Au cours de cuisine qu’il suit, sa voisine, une jeune et jolie jeune fille, Se-bin, n’est pas là par hasard, elle le surveille pour le compte d’une vieille tueuse au service d’un des membres du gang.
Le chef de la pègre meurt des suites d’un accident sans doute provoqué par l’un des membres du clan qui veut s’emparer du pouvoir. Doo-yeon apprend la mort de celui dont il était le bras droit. Il est en possession du testament qui lui lègue le pouvoir dont il ne veut pas. Les autres « barons » décident de l’éliminer. La jeune fille est le bras armé qui doit le tuer.

HindsightOn est en plein dans un « love-thriller » les scènes d’action, de violence alternent avec des scènes romantiques. Doo-yeon est un homme qui frise les quarante printemps et la jeune Se-bin est mineure dans le film,. Qu’on se rassure, il n’y a aucune scène de sexe, ni aucun contact charnel. Si Doo-yeon est visiblement amoureux de la Se-bin, on reste dans la guimauve d’ailleurs on ne parle jamais d’amour mais simplement de violence avec les yeux de l’amour.

Le film est sorti en 2011. La durée est de 2h01 minutes. L’image est magnifique et l’action hyper bien menée est magnifiquement filmée. J’ai cependant trouvé le film un peu long parfois. Les paysages sont superbes, je ne parle pas de Séoul, cette impressionnante mégalopole aux innombrables tours ni de Busan la grande ville du Sud, mais des salines, entre autres, dans lesquelles on est entraîné à la fin.
Bon film d’action malgré tout et une bonne leçon de séduction sans aucun contact, ce qui peut paraître étonnant de nos jours.
Le film n’est sorti sur les écrans mais en DVD en mars 2013.

Lee Hyun-seung, le réalisateur est né en 1961, il est aussi scénariste et producteur.
L’actrice Shin Se-kyung est née en 1990, elle a tourné son premier film à 8 ans et est maintenant une actrice de télévision très récompensée aux Awards.
Quant à Song Kang-ho il est né en 1967 et a tourné entre autres dans Secret Sunshine puis Le on, la brute et le cinglé et sa dernière prestation est dans Sado, un film historique sorti sur les écrans en 2015.

Le trailer :

Quelques extraits :

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Kundo de Yoon Jong-Bin

Kundo« Alors que les catastrophes naturelles à répétition provoquent famines et épidémies, les mauvaises récoltes amènent les nobles du Royaume à exploiter le peuple qui s’insurge. Ceux qui sont capturés sont exécutés, les autres fuient dans les montagnes où ils deviennent des hors la loi prêts à se battre pour rétablir la justice … »

Kundo est une fresque historique sud-coréenne qui se passe en 1862. C’est un film d’action réalisé en 2014 sorti en France en 2015 directement en DVD.
Le réalisateur n’est autre que Yoon Jong-Bin qui a réalisé son 7ème film en 10 ans. La qualité de l’image et du son est excellente. Qui dit film d’action dit film où les arts martiaux prédominent : bâtons, épées, couteaux de boucher, cascades… toute la panoplie du combat est ici déroulée.
Le film dure 2h15 et j’ai pris du plaisir à le regarder. Même si parfois, quelques petites longueurs s’imiscent mais personne n’est parfait. Certains combats relèvent de l’imagination et de la technique du réalisateur. Je me suis laissé prendre.

10548213_10204244803874035_2364765749999632149_o-e1415395875744Pour résumer, un Seigneur adopte le fils de sa maîtresse pour lui succéder, son épouse ne lui ayant donné que deux filles. Sa femme, révoltée, décide d’avoir un garçon par tous les moyens. Elle réussit.
Le fils illégitime est alors dépouillé de tous les droits qui lui furent concédés. Cependant il devient un guerrier hors pair, invincible et par sa bravoure monte tous les grades Il n’hésite pas à tuer son rival et son père pour s’emparer du pouvoir.
Sa sœur par alliance à donné naissance à un enfant et cet enfant naturel doit hériter de la succession, le frère illégitime tente de supprimer la mère en couches mais celle-ci rejoint les paysans en colère, affamés, contraints de se battre pour manger.

064142.jpg-rx_640_256-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxxAction, rebondissement, sont les ingrédients de ce film d’action , peut-être une page de l’histoire de la Corée

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Shin Kyung-Sook : Prends soin de maman

Le mari de Sonyô toute sa vie a marché devant elle et une fois de trop à la gare de Séoul. Lorsque les portes du métro se referment sur lui il se rend compte que sa femme n’a pas suivi. Le temps d’arriver à la prochaine station et de revenir en arrière, sa femme a Prends-soin-de-mamandisparu. Elle ne réapparaîtra jamais. Tout le monde se met à la recherche de la mère.

À mon sens ce livre traite de l’absence et du manque de communication. L’absence de tendresse, l’absence de mots. Évidemment ce roman est en flash-back.
Chacun raconte ses rapports avec la mère et même le mari. Et puis un peu comme en voix off la mère parle de tous. Chacun raconte l’amour.
L’une des choses qui m’a ennuyé dans le livre c’est la construction, à certains moments le « tu » est employé pour le »je » et m’a posé bien des problèmes. La seconde sur le fonds, des gens indigents, vivant dans le plus grand dénuement ont mis au monde des enfants dont l’aîné a failli être magistrat, la première des filles est écrivaine et la seconde pharmacienne.
En dehors de ces moment gênants le livre est bien entendu très émouvant. Et on est totalement dans la découverte de cette vie rurale à la frontière de la Corée du Nord. C’est un livre lent, long qui se laisse lire.

« Depuis sa disparition , des choses que tu avis complètement oubliées tout le te était là ressurgissent de manière imprévisible. »

« Une mère et une fille se connaissent parfaitement, ou pas mieux que si elles étaient deux étrangères. »

Cette mère qui a disparu dans la foule pour n’en jamais revenir à été mariée très tôt pour éviter d’être violentée par les Coréens du Nord qui descendaient de la montagne la nuit pour assouvir leurs envies. Son mari elle ne l’a jamais rencontré avant de se marier.

À son premier enfant, elle raconte :

« Tu es mon aîné. Tu m’as souvent fait faire des choses dont je n’avais pas l’habitude [..] Avec toi j’ai tout vécu pour la première fois. Je n’avais jamais été enceinte, je n’avais jamais allaité. »

Fière que sa fille soit écrivaine, elle essaie d’apprendre à lire, sans succès, mais par un biais trouve le moyen de se faire lire tous les romans que sa fille a publié mais celle-ci ne l’apprendra par son père qu’après sa disparition.

« Jusqu’à ce que tu la perdes sur le quai de métro, elle était pour toi « la mère de Hyongch’ol ». Jusqu’à ce que se fasse jour en toi l’idée que, peut-être, tu ne la reverrais plus jamais, elle était pour toi comme un arbre : immuable, à moins qu’on l’abatte. Maintenant qu’elle n’est plus là, tu commences à penser à elle comme à une épouse et non plus comme la mère de ton fils – une épouse que tu as négligée et qui commence seulement à prendre sa place dans ton cœur. »

Kyung-Sook Shin

« Que deviennent-ils tous ces moments que l’on passe avec quelqu’un ? »

L’auteur :
Shim Kuyong-Sook est née en 1963 en Corée du Sud. Ce livre fut publié en Corée en 2009 et pour la première fois en France en 2011.

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