La déchéance d’un homme de Dazaï Osamu

dazai-osamu-la-dc3a9chc3a9ance-dun-homme« J’ai vu trois photographies de cet homme.

La première est une photo de jeunesse ; c’est celle d’un enfant d’environ dix ans, autant qu’on puisse en juger. L’enfant est debout, entouré par de nombreuses filles… »

C’est ainsi que commence ce livre en partie autobiographique semble-t-il. Dazaï Osamu raconte son mal-être, ses difficultés à s’intégrer et sa déchéance. Un livre pas très facile d’abord ni particulièrement captivant. J’ai attendu qu’il se passe quelque chose qui donnerait de l’épaisseur à cet ouvrage puis j’ai abandonné.

L’homme dont il s’agit, celui qui raconte sa vie est un fils de famille fortunée. L’action se situe dans le Japon des années 1900. Le narrateur, ne trouve pas sa place dans la vie et ne s’entend qu’avec les gens qu’il choisit lui-même et encore.

Fils de, il enchaînera les années d’études les unes après les autres en franchissant les étapes grâce au nom qu’il porte ; Non qu’il soit sot mais il ne fournit aucun travail. Il préfère peindre et penser qu’il a un talent exceptionnel mais il lui est impossible de poursuivre ce genre d’études.

À l’Université de Tokyo qu’il fréquente après avoir quitté sa campagne natale il ne sera pas plus présent mais son nom de famille dans la capitale, n’est pas le sésame qui le préserve, la ville aura une influence néfaste. Il n’assiste pas aux cours de l’université et sous l’influence de ceux qu’il rencontre, il intègre le Parti Communiste Japonais puis passe son temps à boire du saké pour ensuite fréquenter la gente féminine.

Tentant de se suicider avec une de ses compagnes, il échappe à la mort mais pas elle. Poursuivi par la justice, il est emprisonné puis mis en probation. L’apprenant, son père avec qui il vit dans une immense maison sans jamais se croiser, lui coupe les vivres. C’est ainsi que la déchéance commence. Lire la suite