The queen is dead de Aurelia Bonnal

The-queen-is-dead-d-Aurelia-Bonnal« Maman, réveille-toi, bonjour bonjour maman, ses traits fins me ravirent, son petit visage tout près du mien, viens, j’embrassai sa joue fraîche et douce, et nous nous sourîmes longuement, tu as vu je me suis habillée pour pas être en retard ce matin, j’attrapai mon iphone posé sur ma table de nuit, oh, Prune il n’est même pas sept heures, quoi, quoi elle avait l’air faussement outrée, tu veux dire que c’est encore la nuit, non, c’est bien, on va se lever, on a plein de temps avant l’école, elle trottinait devant moi, ses boucles châtain tout en pagaille, et se mit à chanter très haut, do le dos il a bon dos, sshhhhh, nos voisins Prune, oups pardon, elle me sourit de face, avec son air mutin et deux incisives en voie de repousse, elle était adorable, je lui déclarai que tu es belle, oh ça va arrête maman, elle haussa les épaules, toute gênée. Elle gambada dans la cuisine, on mange quoi, regarde, j’ai acheté des crumpers, ouais, super, elle régla le grille-pain sur deux comme elle aimait et les enfourna au fur et à mesure que je les tranchais dans la longueur, puis elle guetta leur saut… »

 

Voilà comment est écrit ce livre et j’ai du mal à suivre, il faut m’y reprendre à deux fois pour comprendre et c’est rapidement pénible, tout au moins en ce qui me concerne. Je dois que le style déroge à l’habitude : ni point, ni point d’interrogation, d’exclamation ou même les deux petits points. Donc j’ai craqué, abandonné. Je ne sais pas si c’est un jeu, un défi, une remise en question de tous les codes mais bon, on peut aussi apprendre aux enfants à traverser au feu vert en dehors des clous pour rejeter toutes les idées reçues, ça pourrait être drôle !

En tout cas, je me suis rapidement ennuyé, j’ai rapidement pas compris qui était qui. J’ai rapidement levé la tête dans le Rer pour regarder les gens alors qu’on était à l’arrêt sous le tunnel depuis plus de dix minutes et que lire aurait dû être une occupation intéressante. J’ai tenté une nouvelle approche un peu plus tard, sans succès. J’ai abandonné, une fois de plus.

La couverture : « Quel était le sens de tout cela ? Ma vie avait-elle d’ailleurs un sens, devait-elle en avoir un, est-ce que la vie de qui que ce soit avait un sens, et j’avais pas passé l’âge de toutes ces questions à la con, non, mais quel âge j’avais, je ne pourrais donc jamais être certain de quoi que ce soit j’enrageais

Élo a la trentaine parisienne, un mari, une petite fille, un humour caustique et des doutes sur sa carrière d’écrivain. Bert est employé chez un marchand de vin près de Perpignan ; guitariste dans un groupe amateur, il aime le rock et sa copine Gilberte.
Une porte a été claquée entre eux il y a vingt ans – définitivement, croyaient-ils…
Une histoire d’amitié, de communication virtuelle et d’accession à l’âge adulte qui se lit d’un seul souffle.

Un roman brut et rock.

Mais ici beaucoup de gens donnent un avis plus favorable que le mien.

BONNAL Aurelia

Un extrait d’entretien :

Si vous deviez juger votre premier roman aujourd’hui, vous en diriez quoi ?

Je vais me contenter de rester sans voix, ce jugement déborde de beaucoup mes capacités.

Être écrivain, c’est…

quelque chose qui fait partie de moi. Pour les autres, je ne sais pas. Les autres, je ne les trouve écrivains que si leurs livres me touchent.

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