Hindsight film de Hyun-seung Lee

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Doo-yeon a quitté le gang pour se reconvertir dans la restauration. Au cours de cuisine qu’il suit, sa voisine, une jeune et jolie jeune fille, Se-bin, n’est pas là par hasard, elle le surveille pour le compte d’une vieille tueuse au service d’un des membres du gang.
Le chef de la pègre meurt des suites d’un accident sans doute provoqué par l’un des membres du clan qui veut s’emparer du pouvoir. Doo-yeon apprend la mort de celui dont il était le bras droit. Il est en possession du testament qui lui lègue le pouvoir dont il ne veut pas. Les autres « barons » décident de l’éliminer. La jeune fille est le bras armé qui doit le tuer.

HindsightOn est en plein dans un « love-thriller » les scènes d’action, de violence alternent avec des scènes romantiques. Doo-yeon est un homme qui frise les quarante printemps et la jeune Se-bin est mineure dans le film,. Qu’on se rassure, il n’y a aucune scène de sexe, ni aucun contact charnel. Si Doo-yeon est visiblement amoureux de la Se-bin, on reste dans la guimauve d’ailleurs on ne parle jamais d’amour mais simplement de violence avec les yeux de l’amour.

Le film est sorti en 2011. La durée est de 2h01 minutes. L’image est magnifique et l’action hyper bien menée est magnifiquement filmée. J’ai cependant trouvé le film un peu long parfois. Les paysages sont superbes, je ne parle pas de Séoul, cette impressionnante mégalopole aux innombrables tours ni de Busan la grande ville du Sud, mais des salines, entre autres, dans lesquelles on est entraîné à la fin.
Bon film d’action malgré tout et une bonne leçon de séduction sans aucun contact, ce qui peut paraître étonnant de nos jours.
Le film n’est sorti sur les écrans mais en DVD en mars 2013.

Lee Hyun-seung, le réalisateur est né en 1961, il est aussi scénariste et producteur.
L’actrice Shin Se-kyung est née en 1990, elle a tourné son premier film à 8 ans et est maintenant une actrice de télévision très récompensée aux Awards.
Quant à Song Kang-ho il est né en 1967 et a tourné entre autres dans Secret Sunshine puis Le on, la brute et le cinglé et sa dernière prestation est dans Sado, un film historique sorti sur les écrans en 2015.

Le trailer :

Quelques extraits :

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Bad guy de Kim Ki-duk

bad guyBad guy est le 7eme film du réalisateur Sud-Coréen  KIm Ki-duk, tourné en 2001 il est sorti sur les écrans en 2002. Ce dernier comme beaucoup d’autres films de KIm Ki-duk a reçu quelques récompenses internationales, à savoir :

* Le prix du meilleur film au Festival International de Catalogne en 2002

* Le prix de la meilleur actrice pour Seo Won, lors des Grand Bell Awards en 2002.

L’histoire commence ainsi :

Han-gi remarque une jeune fille impatiente assise sur un banc. Il s’assied auprès d’elle et quand son petit ami arrive, Han-gi embrasse la fille. Tabassé par la foule et des militaires, ces derniers lui demandent de s’excuser auprès de la jeune fille, il ne dit pas un mot et la jeune fille, folle de rage, lui crache au visage.
Mais Han-gi est un petit proxénète, il a vite fait de monter une embrouille pour que la jeune fille, Sun Wha, tombe entre ses griffes.

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Dans ce film encore, la prostitution est à l’honneur. Mais aussi étrange que cela puisse paraître Kim Ki-duk nous raconte une histoire d’amour,  et quelle histoire d’amour ! Un histoire aussi facile que celle de Roméo et Juliette.

Comme dans chaque film du réalisateur, ce long métrage comporte des scènes de violence et est filmé de façon à ce qu’un climat glauque domine l’atmosphère du film. C’est bien sûr un excellent film, avec des acteurs fascinants. Kim Ki-duk a la réputation d’être un tyran pour les comédiens parce qu’il attend d’eux des performances exceptionnelles et que certaines scènes ne peuvent être tournées qu’en une seule prise.

La fin du film a été jugée scandaleuse en Corée du Sud, d’ailleurs le metteur en scène a contre lui toutes les organisations féministes qui lui mènent la vie dure dans son pays. La séance confidence que je laisse passer est que le proxénète, Han-gi est autiste. Ce qui ne veut pas dire pour autant que le film est muet mais que le regard est prépondérant dans ce long métrage, regards de visu, regards derrière une glace sans teint, autant dire que le film possède une force visuelle exceptionnelle.

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Le rôle de Han-gi est assumé par Cho Jae-young avec le crâne rasé dans ce film qui lui donne un vraiment un air de bad guy. Sun Wha, la jeune fille est interprétée par Seo Won qui a reçu une prix d’interprétation.

C’est un film que j’aime beaucoup, je l’ai vu deux fois au cours de ces cinq dernières années. Les acteurs sont fabuleux, ils portent le film par leur jeu puisque les dialogues ne sont pas le point fort. Le film est insupportable parfois, coups, viol, voire choquant mais c’est une histoire extraordinaire au propre sens du terme.

Kim Ki-duk est un réalisateur Sud-Coréen au parcours atypique. Il est né en 1960 et vit dans un village de montagne. Il quitte ses montagnes pour entrer au lycée de Séoul à 9 ans qu’il quittera à 17 ans pour être ouvrier agricole, travail qu’il fera durant 3 ans.  Ensuite il s’engage 5 ans dans la marine. Après ces cinq années de vie militaire, il passe 2 ans dans un monastère pour être moine suivies d’un exil pendant un an en France. De retour en Corée du Sud en 1993, il sortira son premier film en 1996.

À ce joir, Kim Ki-duk à réalisé 19 films.

Kim-Ki-Duk

Le trailer :

L’excellente musique du générique :