Sad story

Cet oiseau, un rouge-gorge semble-t-il, a une histoire que nous partageons. Il vient frapper chaque matin à ma fenêtre. J’ai cherché longtemps quel était ce toc-toc que j’entendais puis un matin j’ai surpris cet oiseau magnifique qui cognait son bec contre le carreau.

Pour faire cette photo il m’a fallu quelques jours parce qu’évidemment le volatile détectait chaque mouvement, le temps que je prenne mon appareil, que je règle celui-ci il s’envolait. Je suis resté en embuscade debout sur une chaise pendant 20 minutes à le traquer en vain.

Puis un jour mon arme à la main, j’ai pu enfin l’immortaliser. Magnifique moment. Il revient encore chaque matin et frappe toujours à la fenêtre.

En fait la semaine passée en rentrant de la plage j’ai trouvé un petit oiseau dans l’évier de la cuisine, il faut dire que l’appartement est ouvert aux quatre-vents. J’y trouve des lézards mais surtout des colonies de moustiques qui me bouffent chaque pore de la peau. Je cohabite avec les lézards pour qu’ils se nourrissent de ces satanées bestioles qui me piquent parfois au travers de mes vêtements.

L’oisillon ne bougeait pas mais était en vie et ne paraissait pas apeuré. D’abord surpris, n’ayant jamais tenu un oiseau dans la main, je ne savais que faire. La personne qui était avec moi l’a pris délicatement et déposé sur l’herbe dans le jardin, puis nous avons bu une bière ensemble tout en parlant de cet évènement inattendu.

Le lendemain matin l’oisillon était couché sur le côté sans vie. J’étais dépité, triste me disant que j’aurai dû lui donner à manger, le laisser dans l’évier et que peut-être aujourd’hui il irait mieux.

C’est sa mère, je suppose qui chaque matin frappe au carreau et cherche son bébé désespérément et me rappelle mon incompétence.