Et la vie continue

Et la vie continue !

Voilà ma fille est mariée depuis une quinzaine de jours, mon ex-femme, mon fils et sa famille sont retournés en métropole depuis deux jours, la vie doit continuer coûte que coûte.
Le soleil a fait sa réapparition accompagné de vent mais c’est bien plus agréable que cette pluie qui ne cesse de nous arroser depuis le 2 janvier. La pluie signifie moustiques et le lot d’ennuis qui les accompagne : épidémie de dengue, grippe, bronchite qui laissent les gens sur le flanc, moi y compris.
J’ai perdu la niaque. Je n’écris plus et je n’en éprouve pas le besoin. Il faut dire que ce qui me motivait le plus était les ateliers d’écriture qui titillaient mon imagination et me forçaient à me mettre dans des conditions qui n’étaient pas les miennes, c’était ludique et amusant.
Je ne fais que très peu de photos, en tout cas plus du tout le genre de photos que je pratiquais en métropole, disons que par facilité je me suis orienté vers des photos de paysages ce qui m’a permis de me rendre compte des difficultés pour ce type de clichés., difficile de reproduire ce que l’œil perçoit.
Je ne m’ennuie pas, je vis différemment mais je sors beaucoup moins, me rendre dans n’importe quelle manifestation à Paris était choses aisée, ici c’est beaucoup plus difficile car je ne possède pas de véhicule. Lorsque je me promène, visite, l’île c’est toujours accompagné et ça m’est difficile de prendre le temps de m’appliquer pour faire des photos sachant que l’on m’attend, ça me stresse.
J’ai sous la main, un très long texte que j’ai manié et remanié et qui a force perd de sa saveur et dans lequel je ne sais pas me replonger.

Mais faut-il pour cela se dire :

Enivrez-vous

    Il faut être toujours ivre. Tout est là : c’est l’unique question. Pour ne pas sentir l’horrible fardeau du Temps qui brise vos épaules et vous penche vers la terre, il faut vous enivrer sans trêve.

Mais de quoi ? De vin, de poésie ou de vertu, à votre guise. Mais enivrez-vous.

Et si quelquefois, sur les marches d’un palais, sur l’herbe verte d’un fossé, dans la solitude morne de votre chambre, vous vous réveillez, l’ivresse déjà diminuée ou disparue, demandez au vent, à la vague, à l’étoile, à l’oiseau, à l’horloge, à tout ce qui fuit, à tout ce qui gémit, à tout ce qui roule, à tout ce qui chante, à tout ce qui parle, demandez quelle heure il est ; et le vent, la vague, l’étoile, l’oiseau, l’horloge, vous répondront : « Il est l’heure de s’enivrer ! Pour n’être pas les esclaves martyrisés du Temps, enivrez-vous sans cesse ! De vin, de poésie ou de vertu, à votre guise. »

Charles Baudelaire – Le Spleen de Paris, XXXIII

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Randonnée au Piton de la Fournaise

Petite randonnée surprise au Piton de la Fournaise, le volcan toujours en activité de l’île la Réunion.
Départ aux aurores pour  bien profiter du lever du soleil, qui au détour d’un tournant, nous a complétement ébloui, heureusement nous étions sur la piste et roulions lentement, impossible de faire autrement.
Si ce n’est qu’on m’a fait faire un petit périple de 10 kilomètres autour de la caldera, qui m’a complétement scié les jambes  je ne suis plus habitué à marcher mais l’effort valait bien de mouiller la chemise.
C’est lunaire et j’ai été bien incapable de reproduire en photos ce que mes yeux ont vu. C’est irréel, magique et l’impression d’être ailleurs est phénoménale.
C’est une symphonie de couleurs, de plus le temps était particulièrement beau, j’étais ailleurs. Je crois que je serai assez curieux d’être là à la prochaine éruption mais nous verrons.
Journée magnifique, découverte sensationnelle.

La route des laves

L’île est volcanique et le piton de la fournaise est un des volcans les plus actifs du monde non pas parce qu’il explose mais par toutes ses coulées de lave qui débordent et recouvrent tout sur leur chemin jusqu’à augmenter la superficie du département.
Si la mer au fil du temps ronge le territoire acquis, la nature reprend ses droits et des arbres repoussent au milieu de nulle part.
C’est féérique voire stellaire.