Douceur de

En cent mots avec Raymond Queneau

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Douceur de … vivre peut-être !

Pourtant pas aujourd’hui, peut-être le temps gris m’a sapé le moral. Je ne sais pas.

Pas envie d’écrire. Pas envie de lire. Pas envie de faire des photos. Pas envie de bander.

Une journée chiante de chez chiante. Des heures qui ne tournent pas. J’avais donc décidé de faire la sieste mais pas moyen. Je suis sorti me promener mais au bout de trente minutes, je suis rentré. Pas envie de marcher.

Écrire cent mots est même un supplice.

Je jette le gant.

Aujourd’hui noir 42/365

QuasimodoAujourd’hui noir était le ciel lorsque j’ai ouvert les yeux et depuis la fenêtre j’ai cherché la neige blanche, virginale comme les pensées qui m’animent.

Avec ce soleil éclatant j’ai sorti mon appareil photo de la naphtaline et suis allé traquer les touristes sur le parvis de Notre-Dame mais les photos sont encore dans ma chambre noire j’espère révéler quelques magnifiques sourires.

Je me suis tout de noir vêtu, depuis mes chaussettes jusqu’à mon chapeau en passant par mon string en satin sexy.

Je n’ai pas shooté les gargouilles mais je vous garantie que j’ai croisé Quasimodo et j’ai désespérément cherché Esméralda.

 « Moins le Blanc est intelligent, plus le Noir lui paraît bête » André Gide 

Il s’agit d’exercices de style proposés par Raymond Queneau, à savoir écrire un texte chaque jour commençant par « Aujourd’hui » avec un thème que l’on trouve ici.

Les consignes sont assez simples; il faut écrire sur le vif, pas plus de cent mots, le texte doit être vrai et suivre la thématique.

 

Sukkwan Island de David Vann

Jim, le dentiste copain de Rhoda dans Désolations décida d’aller vivre au plus profond de la nature sur l’île de Sukkwan en Alaska. Pour ce faire, il lui voulait emmenr Roy, son fils de treize ans, qu’il arracha à sa mère et sa sœur.

Le garçon n’avait évidemment pas envie de cette aventure, mais il n’avait pas vraiment le choix. Ce que lui proposait son père ne le réjouissait pas. À son âge, il préfèrait la compagnie de des copines surtout qu’il venait de donner son premier baiser et qu’il comptait bien faire d’autres découvertes.

Il obtempéra mais lorsque l’hydravion les déposa, Jim et lui à Sukkwan Island, la nature hostile, le conforta dans ses idées. Lorsqu’il découvrit la seule pièce de la cabane dans laquelle ils allaient vivre pendant un an, il s’inquiéta et qui plus est, les toilettes, entre deux planches « comme un placard » au fond du jardin ne lui rendirent pas le sourire. Lire la suite