Aujourd’hui essayé de

Je me suis demandé ce que Raymond voulait que je lui raconte aujourd’hui, je n’ai pas eu une journée trépidante et je n’ai pas préparé le marathon de New-York. Je n’ai pas non plus essayé de grimper sur le mont Fuji et encore moins sur l’Everest. Tout au plus j’aurai pu me jeter dans la Seine depuis le pont des arts mais sûrement pas sauter à l’élastique depuis le pont du Gard.
Ce n’était pas mon jour sans doute.
En fait j’ai juste fait une prise de sang, quelques tubes de couleurs différentes remplis de mon liquide vitale, un contrôle sans importance qui détecte des mauvaises façon de vivre. Mais ceci est une autre histoire.
À demain Raymond.

betty boop

Écrit sur le vif : Oui
Pas plus de 100 mots : 118 😳
Élément réel de la journée : Oui
Suivi de la consigne : Oui

Il s’agit d’exercices de style proposés par Raymond Queneau, à savoir écrire un texte chaque jour commençant par « Aujourd’hui » avec un thème que l’on trouve ici. Les consignes sont assez simples; il faut écrire sur le vif, pas plus de cent mots, le texte doit être vrai et suivre la thématique.

Ils participent : La jument verte, Destinée de pacotilles, Un esprit sain dans un corps sage, Passion Culture, En cent mots, Prudence Petitpas, les petits cahiers d’Émilie,

Tokyo fiancée

Tokyo fiancé 1J’ai regardé ce film avec curiosité parce que j’ai lu le bouquin il y a un moment ni d’Eve ni d’Adam d’Amélie Nothomb livre qui m’avait exceptionnellement plu, pourtant je ne suis pas particulièrement attiré par cette auteure.
J’ai trouvé le film plus « sexy que le livre ou bien j’ai occulté ce côté, à la lecture ce qui me semble bien improbable. En tout cas ce film m’a bien intéressé.

Le synopsis  de Allociné :
« La tête pleine de rêves, Amélie, 20 ans, revient dans le Japon de son enfance. Elle propose des cours particuliers de français et rencontre Rinri, son premier et unique élève, un jeune Japonais qui devient bientôt son amant. A travers les surprises, bonheurs et déboires de ce choc culturel drôle et poétique, nous découvrons une Amélie toute en spontanéité et tendresse, qui allie la grâce d’un ikebana à l’espièglerie d’un personnage de manga. »

Film agréable même si a bien des égards on n’a pas tellement l’impression d’être au Japon. Comme par hasard si l’écrivaine est belge née au Japon, le réalisateur est aussi belge et j’ai eu l’impression que ce long métrage manquait un peu de japonisation. Bien sûr, on est dans un décor japonais avec des acteurs japonais mais le réalisateur n’a pas hésité à montrer le tremblement de terre et le tsunami de mars 2011 alors que le le livre fut écrit en 2007 et que les vingt ans de l’auteure datent de 1986. Oui c’est totobiographique !
Personnellement cet anachronisme m’a dérangé même s’il ne faut surtout pas oublier ce terrible cataclysme. En tout cas dans ce film il est mal venu même si l’on peut comprendre l’intenton du cinéaste.
En tout cas le choc culturel est là et bien présent. Amélie n’a pas reçu l’éducation propre aux japonaises, obéissance et servitude à l’égard des samouraïs, mais à l’inverse c’est Rinri qui semble être servile et chaque fois « sorry » à l’égard de sa maîtresse.
La particularité de la culture japonaise est que la femme est soumise à son mari mais la jeune génération refuse cet état de fait. L’homme devant gagner beaucoup d’argent pour entretenir une femme, car la japonaise est vénale, bon nombre de japonais n’ont pas les moyens et préférent vivre seuls. Ce qui a pour conséquence une diminution phéoménale du nombre de mariage et bien entendu une baisse considérable de la natalité. Un certain nombre de japonais ne pratiquent pas le sexe avant 30 ans et les japonaises refusant les codes culturels ancestraux se tournent vers l’homosexualité assouvisant ainsi leurs désirs sexuels. Paradoxalement l’industrie du sexe est hyper développée et les jeunes filles à partir de treize ans se prostituent pour un sac de marque, un téléphone dernier cri… Ainsi va le Japon  et ses contradictions !
Ce long aparté me semblait nécessaire même si ce film pour le moins, le contexte, n’est que le prémisse du du XXI ème siècle.
En tout cas un film agréable, un peu mystérieux, et la jeune belge dans le rôle d’Amélie, non pas Poulain mais Nothomb, n’est pas toujours convaincante, même nue elle s’ennuie. Quant au jeune Rinri (Taichi Inoue) le réalisateur à usé de tous les poncifs, jeune, beau et riche comme tous les asiatiques notamment les Coréens arrangés à coups de bistouri.
Le film est un bon divertissement, le parcours de d’Amélie Nothomb exceptionnel et mis à part le choc des cultures, le réalisateur Stefan Liberski n’en a fait qu’un film pseudo érotique.
À voir pour la plastique de Pauline Etienne (Amélie), à voir Pour la performance de Taichi Inoue qui ne parle pas un mot de français, à voir par curiosité sur la vie d’Amélie Poulain, à voir pour le mont Fuji.
Le véritable attrait de ce film, du livre auparavant, est le choc des cultures.

Tokyo fiancé 2PS : Concernant ma digression à propos du Japon, elle rassemble tout ce que j’ai pu lire sur le net, je n’y suis personnellement jamais allé.

Grand-mère

Il y a un mois j’avais été convoqué chez le notaire pour liquider la succession de ma grand-mère. Je n’étais pas triste, l’issue était inévitable. Depuis une dizaine d’années elle ne cessait de répéter que la vie était injuste, que certains partaient trop tôt tandis que d’autres peinaient à s’en aller. Elle allait souffler 105 bougies, âge canonique s’il s’en fut mais son corps fatigué avait décidé de jeter l’éponge. D’ailleurs depuis quelques temps, l’œil et l’oreille lui faisaient défaut, seule sa tête fonctionnait encore et elle s’ennuyait. Lire la suite