« Morsures » film coréen de 2012

MorsuresL’Inspectrice Eun young (Lee Na-yeon) est promue dans un commissariat de police essentiellement masculin. Le Coroner ordonne à l’Inspecteur Sang kill (Song Kang-ho) de de faire équipe avec elle, ce qu’il refuse, d’abord parce que c’est une femme, débutante de surcroît, ancienne patrouilleuse et que lui est aigri parce qu’il s’est vu souffler la dernière promotion au grade de Capitaine.

Un homme à soudain pris feu dans sa voiture dans les sous-sols d’un parking et l’idée première est qu’il s’est suicidé mais un témoin affirme le contraire. L’enquête est confiée à Sang kill et sa nouvelle recrue. L’Inspecteur ne fait pas part de leurs avancées à la hiérarchie malgré les supplications de Eun young. Ce qui conduit à ce que le Capitaine reprenne directement l’affaire en mains.

Les morts se succèdent tous de la même manière, les victimes présentent toutes des

Lee Na-yeong
Lee Na-yeong

morsures au niveau du cou. Les poils de canidé retrouvés sur une victime révèlent qu’il ne s’agit pas de d’un chien mais d’un loup. La découverte est surprenante car l’élevage de loups est interdit en Corée du Sud.

Lors d’une arrestation, la jeune stagiaire est rouée de coups par le suspect et à demi consciente elle assiste à la mise à mort, par un loup surgit de nulle part, de la compagne du fuyard. Elle croise le regard du loup

Les grivoiseries à l’intérieur du commissariat fusent. Le Capitaine veut mettre dans son lit la jeune recrue au prétexte qu’elle flirte avec Sang kill. Devant son refus, il lui interdit de poursuivre l’enquête et lui somme de rester au bureau à classer les papiers, faire les photocopies et le ménage , en bref d’assumer son rôle de femme.

Parce qu’elle refuse de se soumettre, elle est suspendue de ses fonctions mais tenace et entêtée elle continue ses investigations…

Song Kang-ho
Song Kang-ho

Vous en raconter plus enlèverait tout suspense à ce film. C’est un bon thriller comme les Coréens savent les mener. C’est filmé rapidement sans concession. Les scènes de violence sont assez crues. En bref c’est un film que j’ai bien aimé et visionné deux fois.

Le film est réalisé par Yoo Ha ou Ha yu, réalisateur et poète sud-coréen. Il est issu d’un livre de Asa Nonami, écrivaine japonais, spécialisée dans les livres d’horreur. (Le film est un thriller et non un film d’horreur).

Song Kang-ho, l’Inspecteur Sang-kill est né en 1967 et a un parcours atypique Il a tourné dans une vingtaine de films depuis 1996. Il a été nominé au festival de Cannes en 2007 pour Secret Sunshine et a décroché le titre du meilleur acteur au festival du film asiatique de Deauville en 2000 pour Joint security area outre ses autres nominations et récompenses à travers le monde. J’ai commenté Hindsight il y a exactement un an.

Lee Na-yeong est mannequin et actrice née en 1979. Dans le film elle a un regard extraordinaire entre chien et loup. C’est une actrice de cinéma et de séries télévisées qui a reçu quelques récompenses comme meilleure actrice.

Lies, fantasmes film coréen

fantasmesOuri et Y sont deux amies en dernière année de collège, elles ont 18 ans. Ouri est amoureuse de J et veut arrêter ses études pour être sculpteur comme J, son copain virtuel de 38 ans. Elle demande à son amie Y d’appeler J. Y appelle puis est séduite par la voix de l’homme tant et si bien qu’au bout d’une heure de communication elle lui annonce qu’elle veut baiser. Elle ne veut pas perdre sa virginité comme ses deux sœurs en étant violée mais en assumant ses choix.

Y prend le train pour rejoindre J à Séoul. Elle s’offre à lui. Elle est vierge et lui cède chacun de ses orifices. De retour à Séoul lorsque Ouri apprend qu’elle l’a doublée, elle la bat violemment mais elles se réconcilient dès le lendemain.

Dès la deuxième rencontre Y se lâche et fesse durement J. Il laisse son penchant pour le sadomasochisme pendre le dessus. Sa femme l’a quitté et a fuit à Paris à cause de ses tendances dépravées. Mais J lui donne l’autorisation de disposer d’elle à sa guise. À chaque coup de bâton qu’il assène elle lui dit qu’elle l’aime.

C’est l’escalade vers la destruction.

À chacun de leurs rendez-vous Y la bat de plus en plus avec divers instruments propres à cet usage. Elle se soumet par amour.

Lors d’une séance inhabituelle, plus violente, Y pleure, J lui propose à son tour de le battre. Intriguée, elle assume rapidement son rôle de dominatrice. Leurs rencontres se font plus fréquentes et leur vice n’a de cesse.

J se fait passer pour le professeur d’art de la jeune Y mais le frère de Y découvre la vérité et met le feu à la maison du soi-disant professeur. Y001d086a_medium quitte le domicile familial, se coupe les cheveux et abandonne l’université pour vivre avec J de motel en motel.. Lorsque le frère de Y meurt dans un accident de moto, J quitte Y malgré ses supplications. Après leur rupture, J retourne auprès de sa femme.

Des années plus tard, Y et sa femme habitent désormais à Paris, lorsqu’il reçoit un appel téléphonique de J. Elle fait une escale à Paris depuis l’Amérique du Sud. Ils se rencontrent dans un hôtel et elle le frappe avec le manche d’une pioche.

Y reprendra l’avion, J retournera vers sa femme ; C’est la fin de leur relation J et Y ne se reverront jamais.

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C’est un film dit « érotique » Si J et Y sont nus les trois quarts du film c’est sûrement pour montrer la descente vers l’irréversible et la progression de leurs travers. Le film est simple, sans fioriture, le cadrage est cru et le réalisateur ne filme pas une mise en scène érotique mais simplement les personnages dans leurs perversions à la manière d’un reportage. Où sont les limites du désir ? Telle est la question.

Ce film réalisé en 1999 est adapté d’un livre de Jang Jung-il sorti en 1996 : « Tell me a lie«  censuré dés sa sortie. L‘auteur fut condamné à 6 mois de prison ferme pour ses propos immoraux. Poète, essayiste et écrivain il dénonce chaque fois le caractère « diabolique et destructeur » de la société.

Le réalisateur Jang Sun-woo semble avoir une carrière de cinéaste engagé à en juger par les films qu’il a réalisés. Sa carrière cinématographique n’a duré que peu de temps de 1986 à 2002.

Les acteurs de ce film étaient novices dans le 7ème art.

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C’est un film que j’ai regardé deux fois parce que j’étais intrigué et peut-être qu’il me faut un peu de temps pour comprendre. Personnellement je n’ai pas été dérangé et j’irai jusqu’à dire que c’est un film que j’ai bien aimé. La jeune actrice, débutante, refuse dans un premier temps de tourner le film puis se décide enfin à le tourner, par défi. Le film commence par cet entretien.

Sea Fog: les clandestins de Shim Sung-bo

Sea FogSea fog : les clandestins est un film Coréen sorti en 2014, C’est une histoire d’amour improbable sur fond de violence. C’est un film particulièrement dur, tiré d’une histoire réelle, qui met en scène la bêtise humaine et ses conséquences.
Si l’histoire est dure, la fin inéluctable et les 5 dernières minutes surprenante il est difficile de ne pas regarder ce film jusqu’au bout.
C’est un drame, violent de surcroît et je suis resté 5 bonnes minutes à regarder l’écran noir de l’ordinateur à digérer et réfléchir.
Cependant j’ai bien aimé ce film.

Le capitaine Kang (Kim Yun-seok) aurait besoin de remettre son bateau le Jiujin en état mais la campagne de pêche n’a pas été bonne et personne n’est disposé à lui faire de crédit. Sauf, des trafiquants qui lui proposent de ramener une cargaison de clandestins Chinois contre une grosse enveloppe
Au point donné en pleine mer déchaînée, les chinois montent à bord mais une jeune fille Hong-mae (Hang Ye-ri) tombe à l’eau, aussitôt Dong-sik (Park Yu-chun) un jeune marin se jette à la mer pour la sauver.
Alors que le capitaine Kang découvre que parmi les chinois il y a deux femmes, il jurece que des femmes à bord d’un bateau de pêche sont source d’ennuis, à raison.
Lorsque la douane effectue un contrôle de routine en pleine mer, Kang décide de mettre les clandestins dans la cale mais Dong-sik emmène Hong-mae dans la salle des machines où la jeune fille sera plus chaud. Après que le douanier soudoyé ait quitté le navire les marins ouvrent la cale, ils découvrent les chinois asphyxiés par une fuite de fréon. Le capitaine décide la fouille complète des mots pour brûler tous les documents susceptibles de les identifier mais il ordonne aussi que les corps soient découpés avant de les jeter à l’eau afin qu’ils soient dévorés par les requins.
La folie s’empare des marins et Hong-mae est toujours à bord. L’un des marins, maniaque sexuel, un autre plus ou moins attardé, veulent violer la petite chinoise mais Dong-sik est amoureux de la jeune fille.
L’escalade de la violence va continuer.

Shim Sung-bo commet son premier film en tant que réalisateur. Le film est produit par Bong Joon-ho pour lequel il est habituellement scénariste.
« Sea Fog pose la question du comportement de l’être humain quand il fait face à des circonstances imprévisibles. Il s’agit pour le cinéaste de montrer la véritable nature de l’homme quand il est dos au mur. » (Allociné)

Han Ye-ri
Han Ye-ri

Han Ye-ri et un actrice née en Corée du Sud en décembre 1984. Elle a une trentaine de films à son actif et a joué également dans Kundo.

Park Yu-chun
Park Yu-chun

Park Yu-chun est né à Séoul en juin 1986. C’est avant tout un chanteur qui s’est produit dans quelques boys’bands. C’est le seul film à son actif.

Kim Yun-seok
Kim Yun-seok

Kim Yun-seok est un acteur né en janvier 1967 qui a de nombreux films à son actif. Il a tourné également dans The chaser et Hwayi.

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Time de Kim Ki-duk

TimeTime (Shi Gan) est un film Coréen de Kim Ki-duk sorti en 2007 réalisé après l’Arc.

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See-hee avant la chirurgie. Seong Hyeon-ah
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Ji-woo — Jung Woo-ha vu dans Kundo

L’histoire :
See-hee (Park Ji-yeon) vit avec son copain Ji-woo (Ha Jung-woo) et supporte difficilement que ce dernier regarde les autres filles. Son cruel dilemme est de n’avoir qu’un seul visage et un seul corps à montrer, elle craint la lassitude de son compagnon et l’usure du temps.
Dans un salon de thé, ce jour-là, elle lui fait une scène épouvantable parce qu’il a rendu service à deux jeunes filles et que l’une d’elles lui a donné sa carte. Si See-hee fait l’amour avec Ji-woo la nuit suivante c’est sans doute un peu comme un cadeau d’adieu ou pour se prouver qu’avec le temps il s’est lassé d’elle.
Le lendemain elle disparaît, quitte son appartement, son travail, résilie son abonnement téléphonique. Ji-woo la cherche, en vain. Elle est introuvable.
See-hee est dans une Clinique Esthétique décider à se faire refaire le visage malgré l’avis du chirurgien. Elle devra patienter six mois avant que les cicatrices ne soient complètement résorbées.
Ji-woo est toujours amoureux d’elle. Il la cherche désespérément, croit la voir partout. Sa tristesse est incommensurable. À tel point que ses amis organisent une rencontre avec une fille pour lui mais c’est l’échec total. Ji-woo ne pense qu’à See-hee.
Le garçon est photographe est son terrain de jeu favori se trouve sur l’île de Mo à 50 kilomètres au large de Séoul. Il adore les sculptures monumentales du Park-museum de Baemigumi. Ils étaient allés là-bas, par la navette, avec See-hee. Ils avaient fait ensemble de jolies photos. Six mois plus tard dans cette même navette pour l’île, il croit voir See-hee accoudée au bastingage mais ce n’est pas elle. Pourtant…
Elle s’appelle Sai-hee (Seong Hyeon-ha) et lui redonne vie. Il reprend goût à l’amour avec elle jusqu’à ce qu’il découvre que cette Sai-hee n’est autre que See-hee qui lui à temps manqué. Blessé Ji-woo lui hurle qu’elle a tout gâché et s’en va à son tour.
Il se fait refaire le visage. Sai-hee hante le salon de thé où ils avaient leurs habitudes et croit voir en chaque jeune homme qui entre le portrait de Ji-woo passé lui aussi au bistouri.

See-he après la chirurgie. Park Ji-yeon

Mon avis :
Encore un excellent film de Kim Ki-duk dans lequel il dénonce un des travers de la société coréenne, à savoir la chirurgie esthétique et la facilité avec laquelle les coréens et coréennes se font refaire le visage et le corps (Au féminin.com ou Liberation ).
Cependant ce qui m’a le plus intéressé c’est sa façon de traiter de la jalousie à travers le culte de la beauté.

Le réalisateur :
Je voue une tendresse particulière à ce cinéaste qui a un parcours atypique. Paysan d’origine né en 1960, militaire pendant 5 ans,il s’exile 2 ans dans un monastère pour devenir prêtre. Ensuite il passe 1 an en France où il découvre quelques films cultes (Le silence des agneaux, L’amant…) Puis rentre en Corée en 1993.
Il est en Corée du Sud ce qu’un Mocky est en France contesté et adulé, adoré et maudit.

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KIm Ki-duk récompensé par un Lion D’or à la Mostra de Venise

Kim Ki-duk dit dans le Korean Cinema Today : “People have asked me if I am a ‘moral’ person. I usually reply that I am not. I am not perfect. But I am a person who is not afraid to show the dark and poor sides of Korean society. This is my moral cause. I could make much cleaner films than my previous projects, but I am afraid I might be blamed for doing something “normal.” At the same time, I am afraid that I will not have the creativity to make mainstream films in the future because of my background with controversial subjects.”

On trouve le film en VO sous-titrée en anglais, c’est la version que j’ai vue.

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Hindsight film de Hyun-seung Lee

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Doo-yeon a quitté le gang pour se reconvertir dans la restauration. Au cours de cuisine qu’il suit, sa voisine, une jeune et jolie jeune fille, Se-bin, n’est pas là par hasard, elle le surveille pour le compte d’une vieille tueuse au service d’un des membres du gang.
Le chef de la pègre meurt des suites d’un accident sans doute provoqué par l’un des membres du clan qui veut s’emparer du pouvoir. Doo-yeon apprend la mort de celui dont il était le bras droit. Il est en possession du testament qui lui lègue le pouvoir dont il ne veut pas. Les autres « barons » décident de l’éliminer. La jeune fille est le bras armé qui doit le tuer.

HindsightOn est en plein dans un « love-thriller » les scènes d’action, de violence alternent avec des scènes romantiques. Doo-yeon est un homme qui frise les quarante printemps et la jeune Se-bin est mineure dans le film,. Qu’on se rassure, il n’y a aucune scène de sexe, ni aucun contact charnel. Si Doo-yeon est visiblement amoureux de la Se-bin, on reste dans la guimauve d’ailleurs on ne parle jamais d’amour mais simplement de violence avec les yeux de l’amour.

Le film est sorti en 2011. La durée est de 2h01 minutes. L’image est magnifique et l’action hyper bien menée est magnifiquement filmée. J’ai cependant trouvé le film un peu long parfois. Les paysages sont superbes, je ne parle pas de Séoul, cette impressionnante mégalopole aux innombrables tours ni de Busan la grande ville du Sud, mais des salines, entre autres, dans lesquelles on est entraîné à la fin.
Bon film d’action malgré tout et une bonne leçon de séduction sans aucun contact, ce qui peut paraître étonnant de nos jours.
Le film n’est sorti sur les écrans mais en DVD en mars 2013.

Lee Hyun-seung, le réalisateur est né en 1961, il est aussi scénariste et producteur.
L’actrice Shin Se-kyung est née en 1990, elle a tourné son premier film à 8 ans et est maintenant une actrice de télévision très récompensée aux Awards.
Quant à Song Kang-ho il est né en 1967 et a tourné entre autres dans Secret Sunshine puis Le on, la brute et le cinglé et sa dernière prestation est dans Sado, un film historique sorti sur les écrans en 2015.

Le trailer :

Quelques extraits :

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Cliquer sur l’image

 

The Housemaid de Im Sang-soo

The-Housemaid-The housemaid est un thriller coréen sorti sur les écrans en 2010. C’est le remake d’un film coréen de 1960 intitulé The servant.

Le début du film donne le ton, dans une rue animée d’une ville, Séoul sans doute, tandis que certains travaillent, d’autres se promènent quand une jeune fille se jette du haut d’un immeuble.

Le lendemain Byung-sik, la gouvernante d’un richissime banquier se présente chez une jeune fille, Eun-yi, qui a répondu à une offre d’emploi. Celle-ci est engagée comme aide-gouvernante et doit s’occuper de la petite fille, environ 5 ans, du jeune couple. L’enfant est intelligente et tout se passe bien. La mère, Héra, enceinte jusqu’aux yeux, est très agréable mais le mari, Hoon président d’une grande banque, visiblement très porté sur les choses du sexe et qui n’a pas l’habitude qu’on lui refuse quoi que ce soit prend la jeune Eun-yi comme maîtresse.

Byung-sik la gouvernante, comprend très rapidement que la jeune fille est enceinte et en averti la mère d’Héra qui poussera Eun-yi dans l’escalier avec l’espoir que la grossesse soit interrompue.

La petite fille de 5 ans a bien compris que la thèse de l’accident prônée par sa grand-mère n’est pas une maladresse mais un acte volontaire, d’ailleurs dès l’arrivée d’Eun-yi elle lui dit que la jeune fille qui s’occupait d’elle avant, est partie précipitamment.

Hélas pour cette famille de milliardaire, la tentative maladroite échoue et Eun-yi malgré toutes les pressions exercées sur elle, veut garder l’enfant. Le bras de fer commence.

Byung-sik et Eun-yi
Byung-sik et Eun-yi

Ce film m’a plu même s’il est complètement immoral. Le côté cynique de la grand-mère qui repousse toutes les limites pour préserver la position de sa fille est intéressant. La petite fille qui n’est pas dupe des choses a attiré mon attention. Et la jeune Eun-yi qui, à mon avis, succombe à son patron parce qu’elle n’a pas d’autre choix mais  sans en faire cas ne me paraît pas calculatrice.

Certains supports qualifient ce film d’érotique, si ce film est érotique alors tous les films qui sortent aujourd’hui sur les écrans peuvent entrer dans la catégorie des films érotiques.

Le film est bien tourné, les décors sont luxueux à souhaits et les actrices sont sublimes. Le seul acteur masculin, il s’agit d’Hoon le banquier, n’a pas le meilleur rôle. Eun-yi est superbe et joue juste. Byung-sik la gouvernante a un rôle magnifique et la mère d’Héra, belle mère de Hoon, dans son rôle de redresseur de torts. Et quant à la fille du couple, l’on pourrait s’attendre à une gosse de riche perfide et désagréable et bien au contraire. Les petits rôles secondaires ont échus au couple.

Eun-yi et Nami
Eun-yi et Nami

 L’avis de Télérama commence ainsi : «Thriller somptueux chez les millionnaires : aussi charnel que terrifiant »

The Housemaid est un film de Im Sang-soo sorti en mai 2010 en Corée.

La distribution est : Eun-yi (Jeon Dayeon), Hoon (Lee Jung-jae), Byung-shik (Youn Yhu-jung) Héra (Se Woo) et la mère d’Héra (Park Ji-young)

Le réalisateur Im Sang-soo explique qu’il « présente souvent des hommes très violents avec les femmes. Il explique que les hommes japonais comme coréens souffrent d’un complexe d’infériorité. Cela remonte aux échecs face à l’Occident durant le XXème siècle, notamment lors de la Seconde Guerre mondiale et de la décolonisation. Nourris de ces humiliations, ils sont obligés de tenir le rôle de patriarche, alors que les femmes n’ont pas le même rapport avec les notions de « victoire » ou de « défaite »: « Il est grand temps pour les Japonais, les Coréens, les Chinois ou les Arabes de se débarrasser de ces complexes », conclut-il. »  Allocine

 

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