La déchéance d’un homme de Dazaï Osamu

dazai-osamu-la-dc3a9chc3a9ance-dun-homme« J’ai vu trois photographies de cet homme.

La première est une photo de jeunesse ; c’est celle d’un enfant d’environ dix ans, autant qu’on puisse en juger. L’enfant est debout, entouré par de nombreuses filles… »

C’est ainsi que commence ce livre en partie autobiographique semble-t-il. Dazaï Osamu raconte son mal-être, ses difficultés à s’intégrer et sa déchéance. Un livre pas très facile d’abord ni particulièrement captivant. J’ai attendu qu’il se passe quelque chose qui donnerait de l’épaisseur à cet ouvrage puis j’ai abandonné.

L’homme dont il s’agit, celui qui raconte sa vie est un fils de famille fortunée. L’action se situe dans le Japon des années 1900. Le narrateur, ne trouve pas sa place dans la vie et ne s’entend qu’avec les gens qu’il choisit lui-même et encore.

Fils de, il enchaînera les années d’études les unes après les autres en franchissant les étapes grâce au nom qu’il porte ; Non qu’il soit sot mais il ne fournit aucun travail. Il préfère peindre et penser qu’il a un talent exceptionnel mais il lui est impossible de poursuivre ce genre d’études.

À l’Université de Tokyo qu’il fréquente après avoir quitté sa campagne natale il ne sera pas plus présent mais son nom de famille dans la capitale, n’est pas le sésame qui le préserve, la ville aura une influence néfaste. Il n’assiste pas aux cours de l’université et sous l’influence de ceux qu’il rencontre, il intègre le Parti Communiste Japonais puis passe son temps à boire du saké pour ensuite fréquenter la gente féminine.

Tentant de se suicider avec une de ses compagnes, il échappe à la mort mais pas elle. Poursuivi par la justice, il est emprisonné puis mis en probation. L’apprenant, son père avec qui il vit dans une immense maison sans jamais se croiser, lui coupe les vivres. C’est ainsi que la déchéance commence. Lire la suite

Scintillement sur la main de Qiu Huadong

Lecture faite dans le cadre du challenge du dragon 2012 sur le blog la lecture se partage

Deux amis arrivent à Pékin, bien décidés à réussir. Au gré des relations qu’ils noueront dans les milieux artistiques, notamment avec de jeunes femmes, Qiao Ke l’écrivain et Yang Ku l’homme d’affaires découvriront que l’ambition figure au nombre des traits de caractère les mieux partagés. Portrait d’un monde cruel où les doutes accompagnent ce parcours, semé d’embûches et d’interrogations.

 L’auteur

Né en 1969 dans le Xinjiang, Qiu Huadong est diplômé du département de littérature chinoise de l’université de Wuhan en 1992. Ecrivain par vocation, il construit ses histoires sur son expérience personnelle et sa perception de la nouvelle culture urbaine. Qiu Huadong occupe aujourd’hui un poste de rédacteur littéraire dans une revue. De Qiu Huadong, Bleu de Chine a déjà publié Voyage au pays de l’oubli (2002) et Reflets sur la rivière obscure (2003). Lire la suite

Eros dans un train chinois de René Depestre

Quatrième de couverture

« Ce divertissement pourrait s’appeler « neuf histoires d’amour ». Le narrateur de ces fictions libertines a assez d’esprit et de malice pour commencer par le récit non d’un fiasco mais d’un échec : la jolie guide qui lui fait parcourir la Chine ne veut rien savoir Lire la suite

Les amants du Spoutnik d’Haruki Murakami

Le  livre commence comme ainsi :

« Au printemps de sa vingt-deuxième année, Sumire tomba amoureuse pour la première fois de sa vie. Cet amour aussi dévastateur qu’une tornade dans un vaste plaine ravagea tout sur son passage… »

K. le narrateur est amoureux de Sumire, Sumire est amoureuse de Miu. Quoi de plus normal ?

L’histoire se passe à Tokyo et en Grèce.

Sumire et K. se connaissent depuis le lycée. Elle est fille d’un dentiste de Yokohama, réputé bel homme, alors qu’elle se trouve à peine jolie. L’université terminée, elle s’installe dans un studio pour se consacrer à sa passion : l’écriture. Persuadée qu’il lui faut écrire et écrire avant de devenir un écrivain connu. Elle vit avec l’argent que son père lui alloue et consacre son temps à l’écriture.

Le seul qui a le droit de lire ses écrits, c’est K. le narrateur, l’amoureux transi. Copain de fac, instituteur de son état, qu’elle n’hésite pas à réveiller à trois heures du matin pour lui poser des questions.

K. est amoureux de Sumire à en crever, il rêve de la serrer dans ses bras et de lui faire l’amour, heureusement que la mère d’un de ses jeunes élèves lui sert d’exutoire.

Sumire rencontre Miu, lors d’un mariage, plus âgée d’une quinzaine d’année, coréenne d’origine, pianiste et chef d’entreprise. Sumire tombe immédiatement amoureuse, elle qui ne l’a jamais été de personne.

Miu est mariée mais ne partage pas la vie de son mari. Mais elle est conquise par Sumire mais tombera-t-elle amoureuse !

Sumire fait part à K. de son amour pour Miu comment réagira le garçon ?

« Nous nous ressemblions Sumire et moi : nous partagions la même passion pour la lecture. Lire nous était aussi naturel que respirer. Au moindre moment libre, ils nous fallait nous asseoir seuls dans un coin tranquille et tourner les pages d’un livre. »

et puis un passage que j’ai déjà cité :

« En fait elle écrivait avec une facilité déconcertante. L’angoisse de la page blanche lui était totalement étrangère. Elle était capable de mettre en mots chacune des idées qui lui passaient par la tête. Son problème était plutôt qu’elle écrivait trop. Dans ce cas me direz-vous, il suffisait qu’elle élimine le superflu. Seulement ce n’était pas si simple. Sumire avait en effet du mal à distinguer ce qui était utile de ce qui ne l’était pas. Quand elle relisait le lendemain, imprimé, le texte qu’elle avait rédigé la veille, il lui semblait qu’aucune phrase n’était de trop, ou, au contraire, que tout était bon à jeter. Parfois dans une soudaine crise de désespoir, elle déchirait et jetait tout ses manuscrits…”

Voici l’avis d’Argoul sur ce livre.