Tokyo fiancée

Tokyo fiancé 1J’ai regardé ce film avec curiosité parce que j’ai lu le bouquin il y a un moment ni d’Eve ni d’Adam d’Amélie Nothomb livre qui m’avait exceptionnellement plu, pourtant je ne suis pas particulièrement attiré par cette auteure.
J’ai trouvé le film plus « sexy que le livre ou bien j’ai occulté ce côté, à la lecture ce qui me semble bien improbable. En tout cas ce film m’a bien intéressé.

Le synopsis  de Allociné :
« La tête pleine de rêves, Amélie, 20 ans, revient dans le Japon de son enfance. Elle propose des cours particuliers de français et rencontre Rinri, son premier et unique élève, un jeune Japonais qui devient bientôt son amant. A travers les surprises, bonheurs et déboires de ce choc culturel drôle et poétique, nous découvrons une Amélie toute en spontanéité et tendresse, qui allie la grâce d’un ikebana à l’espièglerie d’un personnage de manga. »

Film agréable même si a bien des égards on n’a pas tellement l’impression d’être au Japon. Comme par hasard si l’écrivaine est belge née au Japon, le réalisateur est aussi belge et j’ai eu l’impression que ce long métrage manquait un peu de japonisation. Bien sûr, on est dans un décor japonais avec des acteurs japonais mais le réalisateur n’a pas hésité à montrer le tremblement de terre et le tsunami de mars 2011 alors que le le livre fut écrit en 2007 et que les vingt ans de l’auteure datent de 1986. Oui c’est totobiographique !
Personnellement cet anachronisme m’a dérangé même s’il ne faut surtout pas oublier ce terrible cataclysme. En tout cas dans ce film il est mal venu même si l’on peut comprendre l’intenton du cinéaste.
En tout cas le choc culturel est là et bien présent. Amélie n’a pas reçu l’éducation propre aux japonaises, obéissance et servitude à l’égard des samouraïs, mais à l’inverse c’est Rinri qui semble être servile et chaque fois « sorry » à l’égard de sa maîtresse.
La particularité de la culture japonaise est que la femme est soumise à son mari mais la jeune génération refuse cet état de fait. L’homme devant gagner beaucoup d’argent pour entretenir une femme, car la japonaise est vénale, bon nombre de japonais n’ont pas les moyens et préférent vivre seuls. Ce qui a pour conséquence une diminution phéoménale du nombre de mariage et bien entendu une baisse considérable de la natalité. Un certain nombre de japonais ne pratiquent pas le sexe avant 30 ans et les japonaises refusant les codes culturels ancestraux se tournent vers l’homosexualité assouvisant ainsi leurs désirs sexuels. Paradoxalement l’industrie du sexe est hyper développée et les jeunes filles à partir de treize ans se prostituent pour un sac de marque, un téléphone dernier cri… Ainsi va le Japon  et ses contradictions !
Ce long aparté me semblait nécessaire même si ce film pour le moins, le contexte, n’est que le prémisse du du XXI ème siècle.
En tout cas un film agréable, un peu mystérieux, et la jeune belge dans le rôle d’Amélie, non pas Poulain mais Nothomb, n’est pas toujours convaincante, même nue elle s’ennuie. Quant au jeune Rinri (Taichi Inoue) le réalisateur à usé de tous les poncifs, jeune, beau et riche comme tous les asiatiques notamment les Coréens arrangés à coups de bistouri.
Le film est un bon divertissement, le parcours de d’Amélie Nothomb exceptionnel et mis à part le choc des cultures, le réalisateur Stefan Liberski n’en a fait qu’un film pseudo érotique.
À voir pour la plastique de Pauline Etienne (Amélie), à voir Pour la performance de Taichi Inoue qui ne parle pas un mot de français, à voir par curiosité sur la vie d’Amélie Poulain, à voir pour le mont Fuji.
Le véritable attrait de ce film, du livre auparavant, est le choc des cultures.

Tokyo fiancé 2PS : Concernant ma digression à propos du Japon, elle rassemble tout ce que j’ai pu lire sur le net, je n’y suis personnellement jamais allé.

R.I.P. Sylvia

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J’ai participé au concours WeLoveWords organisé avec La Musardine. le but de ce concours est d’écrire une nouvelle érotique d’environ 15 000 signes maximum ayant pour toile de fonds l’internet.

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