Gen-Pi

Naturisme

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Elle répond au doux nom de Gen-Pi mais quoi qu’il en soit elle vit dans l’hexagone. Tout comme les autres elle aime les caresses et je ne l’en prive pas.
Elle manifeste sa bonne humeur chaque fois que je passe la main sur elle. Elle se redresse ou se laisse aller à ces flatteries.
Quoi qu’il en soit j’aime la flatter et je devine ou ose espérer qu’il en est de même pour elle.
Nos manières d’être ensemble ou nos façons d’y parvenir sont assez naturelles et ne nécessitent pas qu’on les étale.
Mais puisqu’il n’en a jamais été question jusqu’ici autant dire que je l’aime et je m’oblige à croire qu’à toutes les onomatopées qu’elle laisse échapper, le plaisir est partagé.
Je fais en sorte qu’elle soit heureuse et si toute les bousculades que je lui inflige sont parfois un peu rudes, il faut dire que c’est pratique courante dans mon éducation.
Elle a le poil court et rêche, impossible de le prendre à contresens sans en subir les conséquences.
Rien que de la voir vous fuiriez à grandes enjambées. Son poids est conséquent et inutile de parler de ce régime « Comme j’aime » sans qu’elle vous rentre dedans. Ses kilos elle y tient et ils font tout son charme.
Poser ma tête sur son bidon tout rondouillard est un grand moment que je ne partagerai avec personne, tout comme lécher ses tétines.
Lorsque nous sommes sous le jet d’eau après nous être étalés un peu partout, c’est un moment savoureux. Néanmoins toutes nos odeurs nous échappent et c’est regrettable.
Je suis persuadé qu’on aime avec tous les sens : la vue, le toucher, l’odorat, l’ouïe et le goût. Je l’aime à l’aveugle, je la sens sans la voir… et pour le reste je resterai discret.
Je suis un peu plus jeune qu’elle mais chez moi l’adage reste d’actualité : « C’est dans les vieux pots qu’on fait la bonne soupe. »
Lorsque je fourrage entre ses cuisses sa peau toute rose m’escagasse les sens, j’en suis fou. Gen-Pi est une cochonne autant le dire et elle aime se faire désirer. Elle n’hésite pas à me précéder et à balancer sa partie charnue. Elle aime que je la convoite. Elle aime se sentir irrésistible.
J’en suis fou. Elle me rend dingue.
Plus je me conduis comme un cochon plus elle est heureuse, plus elle remue sa queue en tire2cr-bouchon.
Mais j’en ai marre de toutes ces mains qui la caressent au Salon de l’Agriculture.

Écrit pour les Impromptus Littéraires

Le thème de la semaine :

Mettez un coup de projecteur sur l’animal de votre choix. 
Qu’il soit à poils ou à plumes, à deux, quatre ou mille pattes, à chair froide ou chaude, sauvage ou de compagnie, réel ou imaginaire, donnez-lui le premier rôle, le bon ou le mauvais. 
Vous opterez pour le style et le genre littéraire de votre choix.
Montaigne disait : « Il se trouve plus de différence de tel homme à tel homme que de tel animal à tel homme. » ; La Fontaine en a fait son œuvre…

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