Felix

AR

J’avançais tranquille sur le boulevard à bord de mon camping-car. Je ne savais pas pourquoi ce jour-là j’enfilai mon costard alors que le cagnard donnait de ses rayons.
J’avais sorti l’engin de mon hangar et je roulais, la tête dans le brouillard. Comme tous les matins avant de partir je touchais les nibars de mon amie Balthazare, une savoyarde, autant dire que mon braquemart saucissonnait dans mon calbar.
J’avais l’esprit paillard et des velléités de salopard, faut dire que la jarre de pinard que j’éclusai dès mon départ me donnait la barre.
Les charognards sur le bord de la route avec leur brassard de flicard semblaient vouloir m’intimider. J’en avais marre de leur tintamarre mais je savais que quelques dollars calmeraient leurs gyrophares.
Vexés ils me firent monter dans leur autocar, quel bazar ! Ils n’avaient pas rangé leur minibar, un vrai cloaque !
Les crevards s’étaient enivrés, ils ressemblaient plus à des soûlards qu’à des gendarmes mais ils me mirent au mitard. Une vieille couguar avec des galons voulait voir mon dard et lorsque j’ouvris mon fendard elle sauta dans mon plumard.
J’étais égrillard et plutôt gaillard mais pas froussard pour un rond. Quant à lui montrer mon étendard ça ne me semblait pas bizarre sauf qu’elle arracha mes hardes avec ses mains courantes. Dès qu’elle attrapa mon hallebarde elle la planta sans ménagement dans son lard. Elle était poissarde et bien gueularde la gendarme, je n’eus pas besoin de sonar pour trouver mon chemin.
La bagarre se termina rapidement, la braillarde avait ameuté tout le contingent. On me traita de vicelard et on m’enferma, faut dire que mon passé de taulard mettait du beurre dans leurs épinards.
C’était un cauchemar. De plus je n’avais plus mon falzar et une ribambelle de cafards grimpaient sur mes jambes. J’étais froussard j’en convenais.
Un galonné furibard m’annonça le lendemain que j’étais un chançard parce que la grognarde ne porterait pas plainte. Il me refila mon falzar avec en poche un numéro de téléphone.
À la maison ma Balthazarde ne cessa d’être geignarde. Elle me fila des coups de poignard imaginaires. Je savais ce qui pourrait la calmer, la montagnarde, mais ce soir j’étais flemmard, mon sauciflard était en berne contre ses cuissardes. Même quand elle m’étrangla avec son foulard, je ne réagis pas. J’étais blafard. Et l’antibrouillard qu’elle m’administra pour me requinquer me ….
Sur le brancard des pompiers elle me traita de binoclard puis de vieillard. Que dira-t-elle derrière mon corbillard ?

Je me suis inspiré d’une lecture sur un blog et j’ai décidé d’écrire avec des mots en ar et ses déclinaisons

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