Syrkos

0c1ec8786abb0dfcea439d6dd6723907_largeKraft regardait Archie avec envie. Sa combinaison en aluminium doré était pire qu’une seconde peau elle semblait plus nue que si elle l’était vraiment.

Sur la planète HappyDay tout était uniformisé même les rapports humains. Pour ce faire les individus males avalaient une série de médicaments dilués dans le breuvage du matin. Kraft régurgitait chaque jour, à l’abri des caméras de surveillance mais il devait surveiller son corps. Les poils repoussaient, sa voix descendait d’une octave mais il avait de plus en plus de mal à masquer les manifestations physiques d’un désir qu’il ne contrôlait pas.

Il en allait de même pour Archie. Elle refusait de se plier et faisait partie, comme Korft et Moda, de ces rebelles du système.

C’est l’ordinateur qui choisissait depuis des années de réunir deux personnes de sexe différent, de même que la machine programmait les naissances mais avant cela elle jugulait pour chaque individu toute possibilité de réflexion.

En tant que généticiens Kraft et Korft avaient compris par hasard que Syrkos les droguait. Syrkos était le nom de l’ordinateur qui régentait la planète HappyDay depuis l’an 2557.

C’est Déos qui avait inventé Syrkos, son goût du pouvoir l’avait poussé à penser des mesures extraordinaires ; une intelligence développée, le gout du commandement, la soif du pouvoir l’avaient amené à diriger cette galaxie comme d’autres dictateurs le firent avant lui. Maintenant Déos vivait sur un astronef en apesanteur avec son équipe d’informaticiens et son conseil militaire ;   rien ne lui échappait tout était regardé, enregistré, écouté, sauf…

Korft, Kraft, Moda et Archie endiguaient leur désir sexuel pour décupler leur cerveau. Toutes leurs connexions étaient en alerte. Ils savaient qu’expliquer à leurs semblables ne serviraient à rien. Il fallait fomenter la révolution, les provoquer rapidement sans leur révéler quoi que ce soit. Ils avaient fait l’expérience du discours mais les autres d’Happyday les regardaient ahuris.

Àrchie et Moda étaient à la recherche d’un antidote. Toutes les deux pharmaciennes elles avaient accès à divers produits et s’étaient installées un petit laboratoire dissimulé derrière les placards de leur poste de travail.

Korft et Kraft préparaient depuis longtemps la neutralisation des forces de Poliss, les lasers électriques dont usaient les Gardes paralysaient le système nerveux et réinitialisaient la carte mère greffée à la base du cerveau dès leur naissance.

Les quatre révolutionnaires espéraient un monde meilleur dans lequel ils auraient la liberté de choix, la liberté de penser. Il fallait reconstruire ce monde zombiesque et laisser à chacun sa liberté d’action.

Les deux hommes, hors anesthésiant, malgré leur volonté et les séances d’autocontrôle  qu’ils s’imposaient n’avaient pas d’emprise sur les manifestations physiques réprimées par les produits médicamenteux.

Les observateurs avisés appelèrent leur supérieur pour faire constater l’irrégularité. Aussitôt la répression se mit en route. Des bip-bip sonores et lumineux alertèrent, des forces Spéciales d’Intervention envahissaient les couloirs, repoussant chacun à coup de laser.

Le bruit inhabituel alerta les deux compères, ils s’allongèrent rapidement sous l’espèce de couverture de survie alors que la porte vola en éclat, que des rayons les firent hurler et se contorsionner puis retomber presque sans vie sur leur couchette.

Dans chaque galerie les haut-parleurs diffusaient des messages subliminaux à l »attention des planétiens d’HappyDay, seul les micros de l’armada polissière annonçaient « Objectif atteint. »

Kraft regardait Archie avec envie. Sa combinaison en aluminium doré était pire qu’une seconde peau elle semblait plus nue que si elle l’était vraiment.

Sur la planète HappyDay tout était uniformisé même les rapports humains. Pour ce faire les individus males avalaient une série de médicaments dilués dans le breuvage du matin. Kraft régurgitait chaque jour, à l’abri des caméras de surveillance mais il devait surveiller son corps. Les poils repoussaient, sa voix descendait d’une octave mais il avait de plus en plus de mal à masquer les manifestations physiques d’un désir qu’il ne contrôlait pas.

Il en allait de même pour Archie. Elle refusait de se plier et faisait partie, comme Korft et Moda, de ces rebelles du système.

C’est l’ordinateur qui choisissait depuis des années de réunir deux personnes de sexe différent, de même que la machine programmait les naissances mais avant cela elle jugulait pour chaque individu toute possibilité de réflexion.

En tant que généticiens Kraft et Korft avaient compris par hasard que Syrkos les droguait. Syrkos était le nom de l’ordinateur qui régentait la planète HappyDay depuis l’an 2557.

C’est Déos qui avait inventé Syrkos, son goût du pouvoir l’avait poussé à penser des mesures extraordinaires ; une intelligence développée, le gout du commandement, la soif du pouvoir l’avaient amené à diriger cette galaxie comme d’autres dictateurs le firent avant lui. Maintenant Déos vivait sur un astronef en apesanteur avec son équipe d’informaticiens et son conseil militaire ;   rien ne lui échappait tout était regardé, enregistré, écouté, sauf…

Korft, Kraft, Moda et Archie endiguaient leur désir sexuel pour décupler leur cerveau. Toutes leurs connexions étaient en alerte. Ils savaient qu’expliquer à leurs semblables ne serviraient à rien. Il fallait fomenter la révolution, les provoquer rapidement sans leur révéler quoi que ce soit. Ils avaient fait l’expérience du discours mais les autres d’Happyday les regardaient ahuris.

Àrchie et Moda étaient à la recherche d’un antidote. Toutes les deux pharmaciennes elles avaient accès à divers produits et s’étaient installées un petit laboratoire dissimulé derrière les placards de leur poste de travail.

Korft et Kraft préparaient depuis longtemps la neutralisation des forces de Poliss, les lasers électriques dont usaient les Gardes paralysaient le système nerveux et réinitialisaient la carte mère greffée à la base du cerveau dès leur naissance.

Les quatre révolutionnaires espéraient un monde meilleur dans lequel ils auraient la liberté de choix, la liberté de penser. Il fallait reconstruire ce monde zombiesque et laisser à chacun sa liberté d’action.

Les deux hommes, hors anesthésiant, malgré leur volonté et les séances d’autocontrôle  qu’ils s’imposaient n’avaient pas d’emprise sur les manifestations physiques réprimées par les produits médicamenteux.

Les observateurs avisés appelèrent leur supérieur pour faire constater l’irrégularité. Aussitôt la répression se mit en route. Des bip-bip sonores et lumineux alertèrent, des forces Spéciales d’Intervention envahissaient les couloirs, repoussant chacun à coup de laser.

Le bruit inhabituel alerta les deux compères, ils s’allongèrent rapidement sous l’espèce de couverture de survie alors que la porte vola en éclat, que des rayons les firent hurler et se contorsionner puis retomber presque sans vie sur leur couchette.

Dans chaque galerie les haut-parleurs diffusaient des messages subliminaux à l »attention des planétiens d’HappyDay, seul les micros de l’armada polissière annonçaient « Objectif atteint. »

Texte écrit pour les impromptus Littéraires thème science fiction.

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