La parrain de Katmandou de John Burdett

9782258085244Sonchaï Jitpleecheep est inspecteur à Bangkok — Krung Thep en thaï, signifiant la Ville des Anges — sous l’autorité du Colonel Vikorn, le chef de la police, son patron aussi corrompu que l’est Zinna le chef des armées, tous deux dont ennemis jurés. La cité des Anges est bien gardée, semble-t-il.

Lorsqu’un farang (occidental) décède, c’est à Sonchaï que l’enquête est confiée. Il y a deux raisons à cela, l’une parce qu’il est métis, de père américain et qu’il a voyagé et vécu en Europe et aux États-Unis et l’autre, parce que la façon de penser d’un farang est souvent incompréhensible pour un thaï qui n’a jamais vécu ou fréquenté les occidentaux.

Mais Franck Charles — réalisateur méprisé du cinéma américain, installé en Thaïlande pour satisfaire ses travers sexuels — est retrouvé mort dans un hôtel. Éventré, les tripes à l’air et scalpé. L’inspecteur Sukum Montri, premier arrivé sur les lieux, voit dans cette enquête une occasion de monter en grade et dispute à Sonchaï Jitpleecheep le droit de mener cette affaire au bout. C’est pourtant Sonchaï qui le met sur la voie en lui abandonnant l’affaire.

Franck Charles peu avant de mourir a été vu en compagnie de Moï, une chinoise, très proche de la mafia, dangereuse, deux de ses maris sont morts dans des conditions bizarres qui incitent à penser que ces décès ne sont pas naturels. Le troisième mari vit toujours mais à Hong-Kong.

Pilchaï l’enfant de l’inspecteur Jitpleecheep est renversé par une voiture et décède alors a femme décide de le quitter pour entrer chez les nonnes. Pilchaï était la réincarnation du meilleur ami de Sonchaï, mort dans Bangkok 8. L’inspecteur est éprouvé et entre en méditation.

Coïncidence ou non, notre ami l’inspecteur sortira de sa méditation du fait d’un moine bouddhiste, installé au Népal et prêt à soulever le Tibet contre son ennemi juré : la Chine.

John Burdett l’auteur de ce livre est anglais, avocat de formation, il exerça pendant douze ans à Hong Kong. Il passe son temps aujourd’hui entre la France et la Thaïlande, notamment dans le quartier de Soï Cowboy, lieu de toutes les enquêtes de l’inspecteur Sonchaï Jitpleecheep.

 Je suis tout bonnement dépaysé chaque fois que je lis l’un des livres de la saga de ce petit flic thaïlandais, intègre, pas plus intéressé par le pouvoir que par la corruption. Sonchaï est un héros ordinaire, sympathique, honnête, à qui les filles de Soï Cowboy ne font pas tourner la tête.

Polar  bien mené, oscillant entre bouddhisme, drogue et Asie, John Burdett nous emmène dans une histoire originale, dont il est impossible de sortir avant d’avoir tourné la dernière page.

Le livre commence ainsi :

« Nous vivons une époque de psychose imposée. Je te pardonnerai la tienne, farang, si tu excuses la mienne…mais nous en reparlerons plus tard. Pour l’instant je suis à l’arrière d’une taxi-moto qui fonce vers le lieu d’un petit crime exquis près de Soï 4×4 à Summkhuvit. Mon patron le colonel Vikorn, m’a appelé chez moi pour m’annoncer la bonne nouvelle : il veut que ej m’occupe de l’affaire car la victime, est parait-il, un farang hyper-riche et hyper-célèbre de Hollywood et il ne tient pas à ce que l’inspecteur Sukum fasse des conneries avec les médias. Nous reparlerons de l’inspecteur Sukum ; pour l’instant imagine-moi les yeux larmoyants et les oreilles sifflantes, le visage fouetté par un vent tropical de force 8, en route pour l’un des quartiers chauds les plus fameux de la ville, où m’attend le cadavre de l’occidental.»

 Ici mon billet à propos de Bangkok 8 du même auteur.

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4 réflexions au sujet de « La parrain de Katmandou de John Burdett »

  1. J’adore lire ses livres… à Bangkok 🙂 Mais la dernière fois, j’avais oublié mon exemplaire (je suis un boulet des fois). Ce sera pour la prochaine…

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    1. Seul Dieu et toi pouvez le savoir. Le moyen mnémotechnique pour en être sûr est de lire son nom, Sonchaï Jitpleecheep, 😎 si tu n’hésites pas c’est que tu l’as lu quelquefois sinon ? 😀 😛
      Merci pour le compliment concernant ce billet que j’ai eu un mal de chien à écrire et qui ne me satisfait pas pour autant d’autant plus qu’il y a bien 15 jours que j’ai fini ce livre.
      Bises et belle journée Choupinette. 😉

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