La déchéance d’un homme de Dazaï Osamu

dazai-osamu-la-dc3a9chc3a9ance-dun-homme« J’ai vu trois photographies de cet homme.

La première est une photo de jeunesse ; c’est celle d’un enfant d’environ dix ans, autant qu’on puisse en juger. L’enfant est debout, entouré par de nombreuses filles… »

C’est ainsi que commence ce livre en partie autobiographique semble-t-il. Dazaï Osamu raconte son mal-être, ses difficultés à s’intégrer et sa déchéance. Un livre pas très facile d’abord ni particulièrement captivant. J’ai attendu qu’il se passe quelque chose qui donnerait de l’épaisseur à cet ouvrage puis j’ai abandonné.

L’homme dont il s’agit, celui qui raconte sa vie est un fils de famille fortunée. L’action se situe dans le Japon des années 1900. Le narrateur, ne trouve pas sa place dans la vie et ne s’entend qu’avec les gens qu’il choisit lui-même et encore.

Fils de, il enchaînera les années d’études les unes après les autres en franchissant les étapes grâce au nom qu’il porte ; Non qu’il soit sot mais il ne fournit aucun travail. Il préfère peindre et penser qu’il a un talent exceptionnel mais il lui est impossible de poursuivre ce genre d’études.

À l’Université de Tokyo qu’il fréquente après avoir quitté sa campagne natale il ne sera pas plus présent mais son nom de famille dans la capitale, n’est pas le sésame qui le préserve, la ville aura une influence néfaste. Il n’assiste pas aux cours de l’université et sous l’influence de ceux qu’il rencontre, il intègre le Parti Communiste Japonais puis passe son temps à boire du saké pour ensuite fréquenter la gente féminine.

Tentant de se suicider avec une de ses compagnes, il échappe à la mort mais pas elle. Poursuivi par la justice, il est emprisonné puis mis en probation. L’apprenant, son père avec qui il vit dans une immense maison sans jamais se croiser, lui coupe les vivres. C’est ainsi que la déchéance commence.

Je ne suis pas allé au bout de ses quelques 180 pages renonçant à la page 129. Je suis persuadé que ce livre n’est pas inintéressant pour autant. En tout état de cause je présume que c’est un livre pour les « théseux » de Dazaï Osamu, un livre pour connaisseur averti, un passionné des œuvres de l’auteur. Le lien ici m’a donné raison.

On sent ici les particularités de la culture nippone et sans être au fait la lecture de cette œuvre est encore plus difficile.

Wikipédia (lien) nous apprend que Dazaï Osamu est né en 1909 et mort en 1948. Que ce nom est un pseudonyme, que son idole s’est suicidée en 1927. Dazaï Osamu commit lui aussi, plusieurs tentatives de suicide dont il sortit indemne. Il fut retrouvé noyé en 1948 avec son épouse, suicide ou accident la réponse n’a jamais pu être fournie.

« Quoiqu’il en soit, j’avais peur de la mettre en colère, il me fallait lui donner le change. À cet effet, je me fis de plus en plus le chevalier servant de cette fille laide qui me déplaisait. Puis, les choses qu’elle m’achetait (en vérité, elles étaient de mauvais goût et je les donnais généralement sans tarder au vieux marchand de poulet rôti). Je les recevais le visage souriant. Je la faisais rire par mes plaisanteries. »        

 

La couverture : «Je suis devenu bouffon. C’était mon ultime demande adressée aux hommes. Extérieurement, le sourire ne me quittait pas ; intérrieurement, en revanche, c’était le désespoir.» Ainsi se présente Yôzô, né dans une famille riche du nord du Japon, qui veut être peintre, abandonne ses études au lycée de Tôkyô pour travailler dans des ateliers, mais s’initie plus vite au saké et aux filles qu’au dessin et à la peinture. D’amours malheureuses en amours malheureuses, après n’avoir été qu’un médiocre caricaturiste de revues de second ordre, il échoue à vingt-sept ans, malade, tel un vieillard, dans une vieille chaumière, irréparable d’où il rédige l’histoire de sa vie, «vécue dans la honte», et alors qu’il ne connaît plus désormais ni le bonheur ni le malheur.

De ce livre a été tiré un dessin animé éponyme. Dazaï Osamu est l’auteur le plus lu au Japon.

J’ai lu ce livre dans le cadre du

Challenge écrivains japonais 2013
Challenge écrivains japonais 2013

Sur le blog Adalana’s Imaginar world

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6 réflexions au sujet de « La déchéance d’un homme de Dazaï Osamu »

    1. Tu as un autre Dazaï Osamu, on peu échanger si tu veux ! Je crois avoir des idées très arrêtées à propos les livres, c’est pas à mon âge que je me referai. 😀 Merci à toi en tout cas pour cette découverte.

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      1. J’avais acheté La déchéance d’un homme en double 😉
        Soleil couchant je le prête à quelqu’un déjà, si tu veux je lui donne ton adresse pour qu’elle te l’envoie ensuite 😉 Elle a mis un commentaire sur mon blog, c’est Heide.

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