Traquées de Michael Robotham

 michael_robotham_ traquees« Il arrive un moment où tout espoir disparaît, où toute fierté, toute attente, toute foi, tout désir cessent d’exister. »

Joseph O’Loughlin est professeur de psychologie à l’université de Bath quand un policier vient le chercher parce qu’une femme a enjambé la balustrade du pont suspendu de Clifton. Dès qu’il entre en contact avec elle, elle se jette dans l’Avon.

C’est en quelque sorte le baptême du feu pour ce professeur. Il n’a rien pu faire mais il a eut le temps de remarquer qu’elle parlait à quelqu’un. Cet incident est classé dans la catégorie des suicides et l’Inspectrice Veronica Cray qui mène l’enquête ne veut pas entendre parler de crime, jusqu’à ce que quelques indices remontent à la surface. Cette femme n’avait aucune raison ni le tempérament d’une suicidaire. Elle laisse derrière une jeune fille de seize ans qui s’échappe de la pension et débarque chez le professeur.

Joseph est marié avec Julianne, père de deux filles Charlie et Emma. Sa femme est ravissante, plus jeune que lui, et voyage beaucoup pour des raisons professionnelles. Parkinson se manifeste du côté gauche, sa main tremble puis ensuite sa jambe, elle est apparue deux ans plus tôt, Joseph raconte : « Je suis passé par les cinq étapes du chagrin et du deuil. J’ai nié, j’ai râlé contre cette injustice, j’ai fait des pactes avec Dieu, je me suis tapi dans un coin et pour finir, j’ai accepté mon sort. » Il espère qu’un jour un médicament soignera cette maladie.

Darcy Wheeler, la fille de la victime, vient sonner à la porte de Joseph qui la recueille dans la chambre d’amie, en l’absence de sa femme. Darcy a parlé avec sa mère la veille de sa mort et elle sait que sa mère n’aurait jamais fait ça. Joseph mène l’enquête mais pour ça il a besoin de Ruiz, un ancien inspecteur à la retraite. Il faut des preuves pour que la police requalifie comme crime le suicide et rouvre l’affaire.

Sylvia Furness est retrouvée morte, nue, pendue par un bras, elle a souffert le martyr avant de mourir. Elle avait une fille, Alice, qu’elle laisse derrière elle. Sylvia Furness et Christine Wheeler étaient amies, amies d’enfance, amies d’Université. Pourquoi sont-elles mortes ? Pourquoi étaient-elles nues ?

L’enquête avance, tandis que Joseph a des soupçons sur la fidélité de sa femme. Wheeler et Furness avaient une amie commune : Hélène Chambers, mais il semble qu’elle soit décédée avec sa fille, dans le naufrage ferry au large de la Grèce. Ses parents vivent dans la peur, dans une maison hyper protégée, gardée jour et nuit, ils sont complètement paranoïaques et visiblement cachent quelque chose.

Ce qu’ils dissimulent, ce qu’ils craignent c’est Gideon Tyler, le mari de leur fille. Gideon est un militaire et il a disparu, l’armée le recherche. Gideon fait partie des forces spéciales, c’est lui qui torture officiellement les ennemis de l’Angleterre. Il a appris toutes les ficelles, il sait faire craquer quelqu’un psychologiquement. C’est un barbouze, un tueur, lâché dans la nature à la recherche de sa fille, il est dangereux. Pour preuve quand il se raconte :

« Il s’appelait Hamad Mowshouk (..) On avait enfoui sa tête dans un sac de couchage en le serrant avec un fil de fer. Ensuite on l’a fait rouler dans tous les sens avant de s’asseoir sur sa poitrine. C’est là que son cœur a lâché.

Il y en a qui disent que la torture n’est pas un moyen efficace pour obtenir des informations fiables parce que les forts défient la douleur alors que les faibles raconteront n’importe quoi pour qu’elle cesse. Ils ont raison (..) mais si vous agissez rapidement en alliant le choc de la capture à la peur de la torture, c’est étonnant comme l’esprit se déverrouille la plupart du temps, laissant échapper toutes sortes de secrets. »

Mon avis :

Un grand thriller qui m’a tenu en haleine jusqu’au bout. Les personnages sont particulièrement bien plantés mais ce n’est pas étonnant avec un professeur de psychologie parmi eux.

J’aime bien le parallèle qui est fait chaque fois entre la façon de voir du psychologue et celle du psychopathe.

J’étais scotché en lisant, je voulais savoir. Et en même temps, ce qui semble réaliste dans ce livre, c’est de montrer qu’on a beau être un spécialiste des rouages du cerveau et avoir également ses propres failles psychologiques.

En écrire plus aurait été fort possible parce qu’en dix lignes je fais l’impasse sur bon nombre de situations, je ne parle pas de la pression qu’il exerce sur ses victimes ni comment il l’exerce et de ceux qu’il utilise pour le faire.

Les 477 pages de ce bouquin sont là pour vous passionner sûrement mieux que je ne saurai le faire.

L’auteur :

Michael Robotham est un auteur de thriller, né en 1960 en Australie. Il est connu depuis son premier thriller paru en 2005 : suspects.

Il est spécialiste du thriller psychologique.

Le quatrième de couve :

Une femme nue chaussée de talons rouges se tient sur le parapet du pont suspendu de Clifton, le dos collé à la barrière de sécurité. Elle pleure au téléphone. À quelques mètres d’elle, Joseph O’Loughlin, psychologue, s’efforce de la dissuader de sauter. « Vous ne comprenez pas », chuchote-t-elle avant de s’élancer dans le vide. Plus tard, Joe reçoit la visite de la fille de la victime, qui est convaincue que sa mère n’aurait jamais attenté à ses jours. Joe voudrait la croire… Thriller psychologique terrifiant, Traquées explore les recoins les plus sombres de l’esprit humain. C’est à ce jour le roman le plus puissant de Michael Robotham.

Merci à Laure pour cette découverte que j’ai lue dans le cadre de ses lectures communes sur son blog ma danse du monde

lc

Puis aussi chez Liliba pour son challenge Thrillers et polars

Les lectures de Lili
Les lectures de Lili
Publicités

13 réflexions au sujet de « Traquées de Michael Robotham »

  1. Très bonne chronique mais je trouve que tu en dis trop à mon goût, mais bon 😀 Après tu donnes bien l’envie de le lire et tu en parles vraiment bien.
    Merci pour ta participation Jean-Charles et très bon dimanche ! 😉

    J'aime

  2. L’art de la chronique littéraire, quand elle ne détruit pas systématiquement un auteur, est aussi importante que l’art de celui qui écrit le livre, c’est son complément. Bravo pour la réussite !

    J'aime

À vous de jouer, quelques lignes pour vous exprimer :

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s