Geai de Christian Bobin

geai-christian-bobin-Au début, Albain était un petit enfant rêveur qui a deux sœurs plus jeunes que lui qu’il appelle Babille et Cogne. « Dans les films policiers on voit souvent deux inspecteurs se pencher sur un suspect : un dur et un doux. Ils alternent douceurs et violences, se succèdent l’un à l’autre, sans fin, pour épuiser leur proie. Babille est la toute douce. Cogne est la toute dure. »

Sur le lac gelé de Saint-Sixe Albain découvre Geai mais elle « était morte depuis deux mille trois cent quarante-deux jours quand elle commença à sourire»

Un sourire que bien évidemment il est seul à voir, mais Albain a peur « Ce qui fait peur c’est ce qu’on ne connait pas. » Lorsqu’il raconte sa découverte à son maître d’école, celui-ci pense que « L’histoire que l’enfant lui a racontée — le lac, la dame au fond du lac, le sourire — était un miracle d’imagination» Mais lorsqu’Albain emmène un de ses copains un samedi au lac de saint-Sixe pour lui présenter Geai que l’autre ne voit pas et qu’à force de se traîner sur la glace ce dernier rentre chez lui mouillé et malade, les choses se passent mal pout Albain « Le chagrin est une soupe au sel. »

Mais « les secrets sont des piments sur le bout de la langue. Tôt ou tard ils mettent la bouche en feu. »  Et si Albain ne voulait pas parler de Geai il se trahit lui-même. Pour avoir entraîner les autres Albain sera puni, interdiction de se rendre au lac, lui assènera son père.

Comme il ne va plus au lac, donc il ne voit plus Geai alors c’est elle qui viendra à lui. Et l’on croisera souvent au détour d’un chemin, Albain en bicyclette parlant tout seul mais en fait il parle à Geai qui le suit partout mais qu’il est seul à voir.

Mon avis :

Je n’irai pas plus loin, je ne vous dirai pas la suite que je veux vous laisser découvrir. Personnellement cette histoire m’a laissé froid. Pour moi c’est juste un conte pour enfant écrit en 109 pages, même le déniaisement du jeune gars à 17 ans est complètement irréel. Je peux louer l’écriture, je peux citer un tas de belles phrases extraites de ces pages mais l’histoire ne m’a pas tenue en haleine. J’ai tourné les pages les unes après les autres espérant que la fin viendrait assez vite pour me délivrer de cet ennui.

En bref, c’est l’histoire d’un simplet, une histoire poétique diront certains, tout simplement gentillette.

  Christian_Bobin

Le quatrième de couverture me laisse sans voix :

Geai était morte depuis deux mille trois cent quarante-deux jours quand elle commença à sourire.

L’auteur :

Christian Bobin, né le 24 avril 1951 au Creusot en Saône-et-loire où il demeure, est un écrivain français.

Tour à tour poète, moraliste et diariste, il est l’auteur d’une œuvre fragmentaire où la foi chrétienne tient une grande place mais avec une approche distanciée de la liturgie et du clergé.(Wikipédia)

lcLes lectures communes de chez laure sur sur blog ma danse du monde

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19 réflexions au sujet de « Geai de Christian Bobin »

  1. Je comprends ton point de vue, on peut le voir ainsi si l’on n’est pas touché par l’histoire. A la tout juste fin de ma lecture je ne savais pas quoi en penser et tout est venu ensuite, mon ressenti, les messages que j’ai interprétés etc C’est un beau conte je trouve et j’aime bien cette incursion dans l’enfance, ces souvenirs enfantins, et surtout le message qu’il délivre, le droit à la différence. Peu importe si c’est irréel. C’est comme cela que je l’ai vu 😉
    Il faut de tout pour faire un monde, c’est bien ce que l’on dit 😉 et pour toucher tout le monde, il faut de tous genres et de tous ressentis, c’est ça l’important… que chacun trouve son compte à un moment ou un autre dans ce qu’il lit 🙂
    Bises Jean-Charles 😀

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      1. Puis les goûts de lecture sont liés à notre vie, nos souvenirs, nos vécus, nos souhaits, nos pensées, nos envies etc etc Tout cela est très subjectif, l’important est de tenter quand on ne connait pas, que ce soit n’importe quel auteur d’ailleurs, et ensuite ça plait ou pas. On se nourrit de ce qui nous fait du bien, ce qu’on recherche. Je n’ai pas besoin de sexe dans mes lectures 😆
        Mais c’est pas toi qui lisait un petit livre rose ? il faudrait que je le lise pour voir la différence avec celui-ci 😉 tous deux essaient de véhiculer des valeurs essentielles non ? 😀 après la sensibilité de chacun est bien personnelle 😉 Et effectivement ce ne sont pas les mêmes personnes qui ont écrit ces deux livres, l’un n’est pas de foi chrétienne 😆 moi non plus d’ailleurs ! 😀
        Enfin bref, cela t’aura permis de savoir que tu ne veux pas relire cet auteur 😉 il y en a bien d’autres à découvrir pour ne pas se forcer là où on ne veut pas aller 🙂
        Bisous Jean-Charles 🙂

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          1. Oui je le sais 😉 d’ailleurs tu en as découvert plusieurs ces derniers temps et je suis triste de savoir que ceux que tu as pu lire ne t’ont pas souvent plu… 😦 Heureusement que Murakami est là en valeur sûre ! 😉
            Bon après-midi 😀

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  2. Choupinet je crois que tu as perdu ton âme d’enfant !!! Et puis c’est du Bobin, tu ne t’attendais pas à un polar tout de même !!!! 😆 Je le lis comme il se définit : »par fragments » et c’est bien suffisant ! La plus que vive m’a quand même touchée… Celui-ci est magnifique ! Mais bon, comme dit Laure, nous ne ressentons pas les choses de la même façon et heureusement !!! Bises 🙂

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    1. Ben oui c’est du Bobin et tout le monde dit qu’il est beau, qu’il est gentil, alors j’en ai voulu une tranche aussi mais bon c’est pas mon ananas à moi. 😛 😆
      Ceci dit je ne suis pas sûr d’avoir envie de lire autre chose mais c’est pas grave il a déjà beaucoup de ferventes « lecteuses ».

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  3. Coucou Jean-Charles,
    Je retiens ce que j’ai entendu il y a peu de temps dans la bouche d’un gamin de couple homo : ce qui fait peur c’est ce qu’on ne connaît pas.
    J’ai lu La part manquante, Une petite robe de fête et La plus que vive…
    Les 2 premiers, des petits récits, m’ont fait une drôle d’impression. Mais je me suis fait la même réflexion, on a envie de prendre un tas de citations.
    La plus que vive m’a laissée de marbre, pas comme Miss Aspho, car j’étais un peu sur mes gardes après mes 2 premières lectures…
    C’est too much dans l’écriture, on dirait un peu un illuminé, Bobin. Tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil, bon, ça va un moment… Et derrière le vernis, y’a tellement d’autres trucs bien différents…
    J’ai préparé un long billet sur Une petite robe de fête… Puisque j’ai mis du temps à le préparer, je le publierai, mais ça n’apporte rien de bien neuf par rapport à mon billet sur La part manquante.
    Pourtant, j’aime bien son écriture.
    J’ai donc décidé d’en lire un 4e, pour voir ! Peut être pas Geai…
    Je vais aller en dénicher un au Foyer NDSA, pas cher et ça fera ma BA du jour !
    Et l’Orteil d’Apollon, tu t’y colles ? 😉
    Toujours débordé par ta vie et tes lectures ?
    Ou bien toi aussi tu as le winter spleen, comme moi 😆
    Bisous d’O. et bon we

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    1. Moi je n’ai pas envie d’aller plus loin, je reconnais qu’il a une belle écriture mais en tout cas ce qu’il raconte dans ce petit livre ne m’a pas touché, ni ouvert d’horizon, ni fait réfléchir à quoi que ce soit.
      Je te l’accorde pour que je réfléchisse il faudrait qu’il pleuve des anguilles et ça il n’y a que chez Murakami que ça peut arriver sans que l’on crie (je crie) au fou.
      J’ai beaucoup de mal à écrire en ce moment, j’ai beaucoup de mal à parler de mes lecture mais je me force. Je retravaille depuis 8 mois et j’ai assez peu de temps à consacrer à ce qui me plait, la lecture et l’écriture et ça ça m’énerve.
      Miss Aspho m’a passé un savon hier à propos de son voyage chez les gones, elle m’a dit que je perdais la boule qu’elle m’en avait parlé mais bon je fais copain-copain avec Alzheimer en ce moment pourtant je joue au sudoku, au mahjong, au solitaire…. Hihihih !!!
      Bon week-end O (je pense toujours à l’O de Pauline Réage)

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      1. Pas grave pour Lyon, J-C 😉
        Le travail c’est une belle chose, tout de même, on aura tout le temps bientôt de faire ce qu’il nous plaira… et peut être que justement on regrettera de ne plus pouvoir aller travailler…
        Je ne connais pas l’O de Pauline Réage. Je vais me renseigner 😆
        Et j’espère que ton billet pour les Plumes sera soft…
        Bonne soirée & bisous d’O.

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        1. Oh de Pauline Réage est un livre qui a fait parler de lui d’abord par ce qu’il décrit, le sm et la soumission et par le fait qu’il ait étét écrit par une femme.
          Mon texte sera normalement suggestif, point trop n’en faut.
          Quant à regretter de ne plus travailler, non non j’en suis s^^ur… Hihihi.

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  4. Pour vous éviter de le dire, je vais l’écrire : « Sais-tu ce qui me choque le plus en toi ? Ce n’est pas perversité, ta cruauté, ton ingratitude noire, ce n’est pas ton agnosticisme, qui peut s’admettre à la rigueur, ce n’est pas ton scepticisme qui pourtant est bien démodé, non, ce qui me dégoûte en toi, c’est ton manque de goût, c’est le mauvais ton de tes idées, l’inélégance de tes doctrines, tu penses comme un intellectuel, tu penses comme un libre penseur, tu as des théories qui sentent la radicaille… »
    La révolte des anges d’Anatole France

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