Pondichéry blues de Sarah Dars

pondichery-bluesDoc est brahmane, médecin réputé, et accessoirement détective privé, par curiosité. Il se rend à Pondichéry en ce jour du 14 juillet, avec son ami, pour soigner Riddhi Kasi atteinte d’une maladie que la médecine traditionnelle n’arrive pas à soigner. Riddhi n’est autre que la femme d’Ashok Kasi, une commerçant fabuleusement riche qui cherche toutes les solutions pour « déshériter » sa fille Karunà, à cause de ses mauvaises fréquentations.

Ainsi donc, Doc enquête à Pondichery, cet ancien comptoir français où il subsiste encore des vestiges de notre civilisation occidentale même si l’indienne a repris ses droits.

Pour soigner Riddhi, la médecine traditionnelle a échoué ; le remède que le brahmane lui prescrit est de boire, tous les jours un peu plus, quitte à être ivre. Au bout de quelques jours, la santé de Riddhi s’améliore bien que l’alcool la saoule plus que de raison. Ashok, son mari, est retrouvé mort, tombé ou poussé de la terrasse sur le toit de la maison. S’agit-il d’un accident ? Si oui, qui avait intérêt à le tuer ?

En marge de la police brahmane Doc continue ses investigations. La première soupçonnée est évidemment Karunà, sa fille, qui mécontente de ne pouvoir bénéficier de la fortune de son père à son décès, aurait pu se venger.

Riddhi, elle, sa femme, s’est empêtrée dans des explications que l’état alcoolique dans lequel on l’a plongé, pourrait expliquer. Mais elle peut avoir été témoin de quelque chose et se taire maladroitement. Son alibi une émission de télévision qu’elle dit avoir regardé, mais qui n’existe plus. Quant à Karunà, elle aurait été la victime de deux attentats ratés mais est-ce que cela l’innocente ?

Le différend qui opposait Karunà à son père Ashok s’appelle Harry que la jeune femme voulait épouser. Harry est une espèce de truands aux mains sales c’est pourquoi Ashok avait décidé de léguer son argent au compte-goutte. Il supputait qu’Harry était intéressé par son argent, mais Harry n’est qu’un petit proxénète, amateur de femmes, qui ne voulait surtout pas se caser mais collectionner les maîtresses.

Et puis il y a l’intendante, Bhävani, qui aurait pu en vouloir à Ashok et le pousser. Elle avait enlevé Karunà lorsque l’enfant était petite, c’est pourquoi les parents l’avaient prise à leur service pour éviter que cela ne se reproduise. Elle considérait Karunà comme sa propre fille et comme Ashok ne lui léguait pas sa fortune, ça lui donnait un bon mobile.

Brahmane Doc est aussi médecin, et à ce titre, il est invité à remplacer le médecin de la prison, bien trop vieux maintenant. Cette prison est une espèce de folklore, les prisonniers y vivent avec femme et enfants animaux et serpents. Les détenus incarcérés là, le sont pour des petit délits et peuvent entrer et sortir comme bon leur semble, ce qu’ils ne se privent pas de faire. Ils sortent pour travailler ou pour se saouler pendant des jours et des jours. Mais ces petits malfaiteurs sont une source de renseignement pour le Doc et l’aident même à la résolution de son enquête.

Et puis il y a Vilmà, cette espèce de courtisane, immensément riche, qui est l’œil et l’oreille des politiciens et qui avec son corps, arme absolue, dont elle use et abuse séduit Doc. Il vivra une nuit d’amour exceptionnelle où le Kamasoutra se révèlera dans sa plénitude. Vilmà est presque la personne le plus importante de Pondéchéry, c’est elle qui tire les fils de Harry et de l’inspecteur Kastury, qui fait piétiner l’enquête. Doc succombera à cette nuit d’amour extraordinaire, mais quel était le but de Vilmà de se donner à un petit médecin.

Bien sûr que le brahmane résoudra l’énigme, à l’ombre des arbres, sous le soleil de plomb !

Mon avis :

C’est l’Inde, il fait chaud tout est lent, le soleil tape fort et les investigations du médecin n’ont pas suffit, pour m’intéresser. J’ai trouvé ce livre, long presqu’interminable. Bien sûr, on est dans un autre hémisphère, dans d’autres rites ancestraux et la langueur dans laquelle le soleil les pousse, est toujours présente.

Bien sûr qu’on découvre des choses sur cet ancien comptoir français, qu’on  découvre l’hindouisme, qu’on découvre que les Tamoul restent attachés à une vieille France qu’ils ne connaissent pas.

Bien sûr que la séance de Kamasoutra est exceptionnelle, traduite dans un langage qui ne ferait rougir personne mais qui est terriblement excitante.

Le livre est bien écrit, rien à dire là-dessus et je regrette presque de m’y être un peu ennuyé. Je ne peux pas dire que je n’ai pas aimé, j’ai trouvé le temps long pour ces quelques 340 pages.

L’auteure :

Sarah Dars est une romancière française contemporaine passionnée par l’Inde qui publia son premier roman en 1979. Elle a écrit une onzaine de livres mettant en scène le brahmane Doc.

Le quatrième de couve :

 Rien de grave ne peut arriver ici. C’est ce qui se dit couramment à Pondichéry, ville tranquille de la côte Est au charme un peu suranné. Le premier démenti vient avec de terribles intempéries. Peu après, une famille apparemment sans histoires est victime de plusieurs tentatives de meurtre. L’inquiétude gagne alors les plus insouciants. Et quand le brahmane Doc s’en mêle et tombe dans les rets d’une femme fatale (à moins que ce ne soit l’inverse), on se dit que tout peut vraiment arriver ici.

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12 réflexions au sujet de « Pondichéry blues de Sarah Dars »

  1. Ah mince pourtant le résumé avait l’air intéressant, mais alors là je ne me risquerai pas dans ce roman… Je me suis déjà ennuyée dans une lecture récemment donc.. 😆 😉

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