J’étais l’origine du monde de Christine Orban

 

Christine Orban se met dans la peau de Joana Hifferman modèle islandais du tableau L’origine du monde peint par Gustave Courbet.       

J’avais une appréhension avec cette auteure sans savoir pourquoi ou plutôt si, elle ne m’avait pas semblé aussi sympathique que cela dans une émission télévisée.

Mais je dois reconnaître que non seulement je me suis amusé avec ce livre mais qu’en plus se mettre dans la peau de cette femme n’était certainement pas aussi facile que cela.

« Le besoin de raconter m’est venu sur la tombe de Whistler. » C’est ainsi que commence le livre. Ce Whistler que Joana quitte pour Courbet tout en se demandant ensuite si : « Gustave ne m’a-t-il fait l’amour que pour me peindre ? Parfois je le pense. Ses mains avaient besoin d’exploiter la chair pour la comprendre. »

Ce tableau est une commande pour un collectionneur et ne devait être peint qu’en un seul exemplaire, c’est un des leitmotive dont use Courbet pour convaincre son modèle de poser aussi…nue.

Gustave est un exalté, un emporté mais Joana confie : « J’aimais l’odeur de Courbet. Son parfum de bière et de tabac m’entourait, me rassurait, me réchauffait… » Mais elle révèle un peu plus loin : « Courbet m’embrassait toujours en soulevant ma jupe et en glissant sa main dans ma culotte. C’était sa façon. Et elle me plaisait. »

Pourtant posé pour ce tableau le sexe aussi offert n’est pas si facile que cela même si Courbet lui explique qu’ « On ne verra pas ton visage. Un visage est plus obscène qu’un cul… »

Cependant Hifferman s’interroge :

« Que pouvait-il me demander de plus ?

L’inimaginable, il l’a pourtant imaginé.

Il ne m’a pas dit : « Je veux peindre ton sexe les jambes ouvertes. »

Non, ce fut dit différemment. Mais dit.

Comment a-t-il osé ?

Avant d’aborder le vif du sujet, il a attendu que nous ayons fait l’amour. Puis il en a appelé aux sentiments. « Tu es la seule, Jo… »

Et Joana de rétorquer :

« J’étais prête à offrir mes jambes ouvertes sur un sofa à Gustave mais pas à Courbet. De toutes les contradictions que j’avais à surmonter, celle-là me parut la plus cruelle : elle avait quelque chose d’une offense.

En vérité, c’est lui que de tels propos offensaient. Quelle sotte d’idée j’avais de vouloir dessiner une frontière entre l’art et la vie privée, comme si Gustave et Courbet n’étaient pas un seul et même homme. »  

La suite chacun la connait ce tableau est toujours autant controversé. Inutile de dire que j’ai pris beaucoup de plaisir à lire ce petit ouvrage, de 137 pages, œuvre Ô Combien truculente.

Ces quelques mots de Joana pour finir :

« Je n’ai jamais fait la différence entre le mensonge et la vérité. Le mensonge du passé est la vérité du moment et il arrive à la vérité du passé d’être un mensonge du présent. »

 

 

 

 

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