Invisible de Paul Auster

Walker à 20 ans en 1967. Il est étudiant en littérature à Columbia et collabore à la rédaction du journal de l’université. Il est passionné par Bertran de Born, poète français du moyen-âge, Seigneur de Hautefort dont les récits violents chantent la guerre.

Un soir de fête Walker fait la connaissance de Rudolph Born et de Margot, français tous les deux, « Born déclara que Margot et lui étaient sur le point de partir quand ils m’avaient aperçu, planté seul dans mon coin, et m’avaient trouvé l’air si malheureux qu’ils avaient décidé de venir me remonter le moral »

Born est professeur honoraire à Columbia et se targue d’avoir fait un héritage conséquent qui lui permettrait de lancer un magazine littéraire dont il confierait la gestion à Walker parce que Margot, dit Born « s’est prise d’une réelle sympathie pour vous »

Born offre 25 000 $ à Walker pour mettre en place son projet et l’invite à diner chez lui pour sceller le pacte. Born boit, discute, vitupère et offre Margot, son amie, à Walker.

Born est « rappelé » en France ce qui laisse à Walker et Margot une semaine pour se découvrir, même si  Walker a entretenu quelques relations intimes auparavant il n’a jamais connu ce qu’il découvre avec Margot, de dix ans plus âgée.

Mais les bonnes choses ont une fin et avant le retour de Born, Margot et Walker se séparent à contre cœur ou contre corps.

Margot sait qu’elle va être congédiée, ce que Born fait. Cependant s’il l’ignore ouvertement, Born sait ce qui s’est passé entre Margot et Walker, cependant il lui signe un chèque de 6 250$ « 5 000 pour financer le 1er numéro, plus 1 250 représentant un quart de votre salaire annuel » et pour entériner l’accord l’invite à diner vers Riverside drive qu’ils rejoignent à pieds en passant par le port.

En chemin ils se font braquer par un jeune noir que Born étripe d’un coup de couteau sorti de sa poche intérieure.

Dès cet instant les choses basculent. Le temps pour Walker de prendre une décision Born a regagné l’Europe. Walker est anéanti. Il se confie à sa sœur, d’un an plus âgée avec qui il entretient des relations troubles.

Walker déteste ses parents depuis que leur petit frère s’est noyé, non qu’il les tienne pour responsable de la noyade mais ils ont trop changé depuis l’accident.

Adolescents lui et Gwyn, sa sœur, expérimentent la découverte de leur corps à la recherche du plaisir, célèbrent l’anniversaire de la mort de leur petit frère trop vite disparu. Ils sont très proches, trop peut-être.

Walker part un an à Paris, dans le cadre de ses études. Il y retrouve Margot et continue ses entretiens sexuels avec elle, puis il rencontre, plus tôt que prévu Born qui a appris sa venue par ses relations universitaires.

Walker décide de monter un plan machiavélique contre Born, cet assassin qu’il soupçonne, cet homme à la double vie de professeur et d’espion. S’il ne peut pas le ramener aux Etats-Unis pour qu’il soit jugé pour meurtre comme il le pense, il sait bien qu’il a peu de chance de le faire extrader par les autorités françaises, alors pourquoi ne pas s’attaquer à faire avorter le mariage qui est programmé avec Hélène sa future femme.

Je n’avais pas lu de livres de Paul Auster depuis quelques années et ce fut un réel bonheur de me replonger dans l’univers de cet auteur. Le livre est touffu, dense, fort en rebondissement, choquant à souhait mais jusqu’au bout je suis resté accroché à ses pages parce que je voulais savoir.

Livre évidemment bien écrit, évidemment plein de suspens, mêlant religion, politique et espionnage parmi de nombreuses références littéraires.

Inutile de dire que c’est un livre que j’ai aimé et que dans ce résumé j’ai occulté bien des choses pour vous laisser le soin de découvrir cette œuvre foisonnante.

4eme de couve :

New York, 1967: un jeune aspirant poète rencontre un énigmatique mécène français et sa sulfureuse maîtresse. Un meurtre scelle bientôt, de New York à Paris, cette communauté de destins placés sous le double signe du désir charnel et de la quête éperdue de justice. Superbe variation sur « l’ère du soupçon », Invisible explore, sur plus de trois décennies, les méandres psychiques de protagonistes immergés dans des relations complexes et tourmentées. Le vertigineux kaléidoscope du roman met en perspective changeante les séductions multiformes d’un récit dont le motif central ne cesse de se déplacer. On se délecte des tribulations du jeune Américain naïf et idéaliste confronté au secret et aux interdits, tout autant qu’on admire l’exercice de haute voltige qu’accomplit ce très singulier roman de formation. Au sommet de son art narratif, Paul Auster interroge les ressorts mêmes de la fiction, au fil d’une fascinante réflexion sur le thème de la disparition et de la fuite.

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9 réflexions au sujet de « Invisible de Paul Auster »

  1. Tu appelles ça un résumé ??? Rien que de le lire…j’ai du mal avec Paul Auster, je n’arrive jamais au bout ! Je sais que c’est bien écrit et tout et tout mais je n’y arrive pas encore, à suivre, j’en ai 3 dans ma PAL depuis 10-15 ans… 😉 Billet « austérien »…

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  2. youpiii ! Je l’ai dans ma PAL, et ton billet me pousse, que dis-je , me bouscule vers les étagères ! ça y est, je l’ai en mains ! (pour ne plus le lâcher, donc ?!!!)
    Dis-donc, je rêve où le look « rentrée littéraire » du gars qui ne dort plus pour lire, est passé par là ? 😉 Beau billet, à plus tard

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