Les années douces d’Hiromi Kawakami

Tsukiko et le maître se rencontrent et partagent des moments tout en douceur accompagnés de saké. Rien d’exceptionnel à cette rencontre sauf que Tsukiko a été l’élève du maître.

Les histoires se suivent lentement alors que rien ne se passe lors de leurs rencontres fortuites chez Satoru, autour de verres et de repas assis au comptoir l’un à côté de l’autre.

Puis sans s’en rendre compte le bouquin devient indispensable parce qu’il est mélodieux, parce qu’il raconte une histoire différente parce que les personnages sont attachants, parce que l’on est dans une autre culture, avec une autre éducation.

Parce que l’on a envie de savoir où l’auteure nous emmène.

 

Extraits :

 » du coup, je me rends compte que tout ce que je faisais jusque-là, c’était avec le maitre, lui seul.

Quand je cherche à me rappeler avec qui alors je faisais des choses en commun avant de devenir intime avec le maitre, aucun nom ne me vient à l’esprit.

J’étais seule. Seule je prenais le bus, seule je déambulais dans les rues, seule encore je faisais des courses, seule toujours j’allais boire…..Quel est ce besoin qui ne lâche pas de rechercher sa présence ? Seulement voilà, quand je suis avec lui, j’ai l’impression de vivre quelque chose d’authentique. Mais c’est peut-être curieux de parler d’authenticité ? Disons que c’est comme un étrange sentiment qui pousse à préférer laisser le bandeau qui entoure le livre qu’on vient d’acheter, plutôt que de l’ôter. Si le maitre savait que je le compare au bandeau d’un livre, il se fâcherait sans doute.

Me retrouver dans le même bistrot que le maitre sans que lui et moi échangions un seul regard, c’était l’équivalent du livre séparé du bandeau qui l’accompagne, qu’on aurait posé ailleurs, ça ne collait pas. « 

 Une BD en a été tirée : 

Ou encore :

« J’ai eu envie de manger une pomme et j’en ai pris une dans la corbeille de fruits. J’ai essayé de la peler comme le fait ma mère. La spirale qui se déroulait s’est brusquement cassée. En même temps des larmes ont roulé sur mes joues. J’étais stupéfaite. Tout de même, je n’étais pas en train d’éplucher un oignon ! Je pleurais à cause d’une pomme. Tandis que je croquais dans le fruit, j’ai continué à pleurer. Entre chaque bouchée, mêlé au crissement de mes dents qui mordaient la chair pulpeuse, j’entendais le bruit que faisaient mes larmes en rebondissant sur l’acier de l’évier. Debout devant l’évier, mangeant et pleurant à la fois, je ne savais plus où j’en étais. »

Quatrième de couverture :

Tsukiko croise par hasard, dans le café où elle va boire un verre tous les soirs après son travail, son ancien professeur de japonais. Et c’est insensiblement, presque à leur cœur défendant, qu’au fil des rencontres les liens se resserrent entre eux. La cueillette des champignons. Les poussins achetés au marché. La fête des fleurs. Les vingt-deux étoiles d’une nuit d’automne… Ces histoires sont tellement simples qu’il est difficile de dire pourquoi on ne peut les quitter. Peut-être est-ce l’air du bonheur qu’on y respire, celui des choses non pas ordinaires, mais si ténues qu’elles se volatilisent quand on essaie de les toucher. Ce livre agit comme un charme, il capte en plein vol la douceur de la vie avant qu’elle ne s’enfuie.

Critiques :

  » Le récit passe comme un vent tiède à travers une moustiquaire. Il y a là comme l’incantation d’une ritournelle. Une marelle. On saute du ciel à la terre, à cloche-pied, un verre de saké à la main ; le cœur meurtri cependant, à la fin, baigné de tant d’espoirs.  » François Simon, Le Figaro littéraire.

 » Un livre d’une délicatesse à couper le souffle.  » Christine Ferniot, Télérama.

L’auteure :

Hiromi Kawakami  est une romancière née  le 1er avril 1958 à Tôkyô. Elle est diplômée de une université pour femme.

Depuis ses débuts en, elle est définitivement devenue l’un des écrivains les plus populaires au Japon, et l’un de ceux qui parviennent à offrir leurs histoires en Occident .

 

Une réflexion au sujet de « Les années douces d’Hiromi Kawakami »

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