Parade de Yoshida Shuichi

L’histoire se passe à Tôkyô, quatre jeunes gens cohabitent et un cinquième vient se greffer on ne sait pas trop comment ou plutôt si. 

Le livre comporte cinq chapitres, une vision des choses par individu. Mais ce n’est pas la répétition d’un scénario vu par chacun mais plutôt la continuité de leurs vies.

Ryosuke 21 ans, étudiant en 3ème année, travaille à temps partiel dans un restaurant. Il sort avec la petite amie de son tuteur. Il s’occupe avec délicatesse de sa voiture un peu capricieuse. Il vient de province et ses parents contribuent à ses études.

Koto 23 ans, sans profession, vit une vie d’amante d’un comédien en devenir. Quittant peu l’appartement car elle attend le coup de téléphone de son ami, elle fabule sur le voisin d’à côté. Elle vient aussi de province.

Miraï, 23 ans, dessinatrice et chef d’un magasin, rentre toutes les nuits complètement ivres. Elle à besoin pour s’endormir, de visionner une cassette sur laquelle sont enregistrés des scènes de viols de films à l’affiche. Elle fréquente le monde de la nuit, milieu glauque au possible.

Satoru 18 ans, prostitué mal, s’intègre dans le groupe dans lequel il se sent à l’aise. C’est Miraï qui l’a ramené un soir de beuverie. Depuis qu’il vit dans la colocation des meurtres de femmes ont lieu dans le quartier et chacun des autres occupants s’interroge à son propos.

Naoki 28 ans, employé dans une société de distributions de films indépendants, est l’aîné auprès de qui chacun prend conseil. Il aime faire son jogging la nuit.

Ce que j’en pense : 

Ces cinq personnes vivent ensemble sans se connaître et sans s’intéresser les unes aux autres. Quelques petits rebondissements incitent à continuer la lecture jusqu’au bout qui se finit en feu d’artifice. Personnellement je ne m’attendais pas à cette fin qui donne un peu d’envergure à ce livre.
J’ai trouvé que ce livre n’était pas bien écrit ou plutôt mal traduit, c’est ce qui m’a gêné et laissé sur ma faim. La construction est assez répétitive, chaque chapitre comporte sa scène d’amour. Ce livre a été adapté au cinéma au Japon (pas sorti en France) sous le même titre en 2010 et j’imagine que le film peut être plus intéressant.


Quatrième de couverture : 

Comme à la parade ! Quatre jeunes gens, qui partagent un appartement dans Tôkyô, se racontent à tour de rôle : sa vie, son passé, ses amours, ses travers, ses folies, ses manies, ses secrets.
Et lorsqu’un cinquième entre par hasard dans le jeu, son intrusion change la donne et révèle ce qui se trame sous les règles tacites de la communication humaine. La petite musique de Yoshida Shuichi excelle à décrire ce qui se joue dans le phénomène de la colocation, cette communauté de vies qui est le reflet de la société tout entière. Il s’entend à orchestrer le drame silencieux sous la futilité apparente du monde et nous ramène constamment au mystère de l’autre : celui que nous côtoyons et croyons connaître, celui que nous jouons vis-à-vis d’autrui et de nous-mêmes, entre norme et transgression, peurs et attentes, solidarité et violence. 


L’auteur : 

Yoshida Shuichi est né à Nagasaki et a étudié à l’université. Il a remporté le prix Akutagawa (équivalent du Goncourt) en 2002 avec « Park life ».
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