Le Hérisson (9)

Voici une suite du Hérisson, mon flic. Histoire commencée il y a quelques temps. Vous trouverez  les différents épisodes là sous l’architecture : catégories nouvelles, séries, le Hérisson. (en cliquant dessus tous les épisodes s’affichent.)

Pour mémoire, Cesare Liricio dit le Hérisson, flic véreux, muté en province à disparu de la circulation. Sans laisser de trace, sans indice. Évènement suspect aux yeux de Luisa sa compagne, flic aussi.

À la fin du dernier épisode, le fils Luigi qui arrive avec sa nurse Graziella, demande à sa mère : "on va voir papa samedi ?"     Lire la suite

La dernière marche.

C’est chez moi ici. Je déteste quand quelqu’un met son nez dans mes affaires.

J’ai froid, j’tremble. J’ai trop bu hier soir. À force de sniffer n’importe quoi, j’vais crever. J’grelotte, j’suis gelée.

Faut que j’trouve le moyen de m’faire un shoot. J’vais vendre mon cul pour en acheter. Mais plus personne n’en veut. J’déteste la vie !

C’est là que je crèche sous l’escalier. C’est là qu’j’suis planquée. J’ressemble plus à rien, j’ai trop vieilli d’un coup. J’ai vu mes yeux  hier dans le reflet de la vitrine, un zombie. Lire la suite

La citation du jour de Mian Mian

Pour moi ce sont les mecs qui ont inventé l’amour. J’ai cru un temps que je serais une de ces femmes qui n’ont pas honte de mourir pour un homme, j’en tirais gloire, même, c’était grandiose et héroïque. J’ai longtemps été une faible femme, dans cet univers de mecs. Si faible, j’avais tellement besoin d’amour que je savais exactement comment me faire plaindre, j’étais très douée pour m’apitoyer sur moi-même et en faire étalage.

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Toute histoire à trois versions : la tienne, la mienne et la vérité.

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Citations issues de : Les bonbons chinois de Main Mian aux Éditions de l’Olivier.

 Sex, drug and rock & roll !!! La jeune génération chinoise rattrape le temps perdu dans sa course à l’occidentalité, pour le meilleur et pour le pire. Chronique des années 1989-1996,Les Bonbons chinois de Mian Mian est le récit d’une adolescente plongeant dans la drogue, l’héroïne plus précisément, qui va transformer sa vie et celle de ses amis en une lente déperdition de soi et une perte totale de repères. Prostitution et délinquance, alcoolisme et cures de désintoxication, le quotidien de la jeune fille s’enfonce dans les cercles de l’enfer avec pour seul espoir : préserver un amour impossible pour un guitariste de rock, du nom de Saining, aussi junky et désabusé qu’elle.

Ces bonbons chinois ont un drôle de goût, plus amers que doux. La pilule a du mal à passer. Après s’être fait connaître du grand public pour son recueil de nouvelles Lalala et avoir flirté avec la censure, Mian Mian, âgée aujourd’hui de 41 ans, livre avec Les Bonbons chinois son premier roman. Surprenant de violence – parfois jusqu’à l’agacement ! – la jeune écrivain parvient à restituer le malaise d’une génération perdue.

La page blanche ! (suite)

Vincent pensait que ça ne servait à rien de s’apitoyer sur lui-même. S’il était là, entre ces quatre murs et que la peur le tiraillait, il ne le devait qu’à lui.

Si cette espèce de grosse brute, la tête rasée, les biceps couverts de tatouage à l’encre verte le dévisageait avec envie dans la cellule d’a côté, ça l’inquiétait.
Il n’était pas vraiment décidé à fréquenter ce monde glauque même si il ne faisait rien pour l’éviter.

Son problème, la raison pour laquelle il était là, enfermé dans cette cage puante, était lié à sa consommation d’ecstasy. Il en prenait depuis plus d’un an et était complètement accro à ces petites pilules.

La première fois qu’il en avait absorbé c’était au Techno Club, vers trois heures du matin la fatigue l’avait saisi, on lui proposa gratuitement de prendre un petit comprimé pour le requinquer et c’est vrai que l’effet avait été extraordinaire.

Il était retourné sur la piste se dégingander au rythme de la musique électronique et était même resté pour "l’after". Une petite blonde à l’allure androgyne, qu’il ne connaissait pas encore, l’accompagnait dans une danse frénétique qui ne s’était finie que dans une chambre d’hôtel minable, sans musique, à la recherche d’une jouissance décuplée par les molécules chimiques qu’ils avaient avalées.

Le doigt dans l’engrenage était mis, les plaisirs qu’il en avait tirés l’avaient poussé à rechercher encore et encore cet état. Charlène la petite blonde l’avait accompagné quelques temps dans cette descente aux enfers.

Une fois de plus il était là, dans cette cellule, pour l’instant il était seul dans cet espace clos. Une envie de vider sa vessie le tenaillait mais le regard vicieux du chauve dans la cellule voisine le gênait.

Une fois de plus je me grattais la tête, je n’avais pas fait de plan à cette histoire et j’entrais avec ma plume dans un monde que je ne connaissais pas. Pour un peu de vraisemblance, il m’avait fallu me documenter sur l’internet, passer quelques coups de téléphone mais certains milieux sont difficiles à pénétrer. Mon éditeur, m’incitait à la prudence et me conseillait même d’écrire plutôt une bluette sentimentale.