Le cahier de Hana Malkhmalbaf

le_cahier_afficheSynopsis de Allociné :

Sous les anciennes statues géantes de Bouddhas détruites par les Talibans, des milliers de familles tentent de survivre dans des grottes. Baktay, une petite fille de 6 ans, entend toute la journée son petit voisin réciter l’alphabet. Elle se met alors en tête d’aller à l’école, quitte à braver tous les dangers.

Sous l’apparence d’une grande simplicité narrative, la plus jeune des filles Makhmalbaf dénonce les ravages de la guerre en Afghanistan et pose la question du devenir des enfants qui sont imprégnés de violence dès leur plus jeune âge.

Mon avis :

Un film terrible, sans concession. Une petite fille qui crève l’écran. Des enfants qui s’amusent à la guerre parce qu’ils ne connaissent rien d’autre.

Un regard sur une phase de l’histoire, des talibans qui ont une emprise aussi sur la vie de ces jeunes enfants.

Les filles n’ont pas le droit d’aller à l’école mais cette enfant veut apprendre à lire et brave tous les interdits pour le faire.

Un film poignant.

La réalisatrice :

 Hana Makhmalbaf1 née en 1988 à Téhéran, est une réalisatrice Iranienne. Ce long métrage tourné en 2007 — à 19 ans — est son premier film mais elle baigne dans le cinéma depuis sa tendre tendance. En effet son père, Moshé Malkhmalbaf1 est acteur, scénariste, monteur et réalisateur de cinéma et sa sœur aînée Samira Malkhmalbaf1 est aussi réalisatrice.

Le film n’a jamais reçu d’autorisation en Iran. Il a été tourné à Barmian en Afghanistan, au pied des ruines des Bouddhas détruits par les Talibans en 2001,  puis monté au Tadjikistan.

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Le film est visible sur Youtube en intégralité et en français ici mais dépéchez-vous

La femme qui voulait mourir de Koji Wakamatsu

femmequivoulait_titleLe 25 novembre 1970 l’écrivain japonais Yukio Mishima1 se suicidait en public, par Seppuku2. Quatre jours après, le metteur en scène Koji Wakamatsu3 commençait son film « La femme qui voulait mourir ».

Ce film raconte l’histoire de deux couples obnubilés par le double suicide4. L’action se déroule dans un hôtel de montagne, au beau milieu de l’hiver, dans un paysage recouvert de neige.

Un couple arrive en voyage de noces. L’homme est plus âgé que sa jeune épouse. Ils sont tous les deux hantés par le double suicide. Pourtant l’homme, dix ans plus jeune, après un échec amoureux s’est risqué à ce jeu du double suicide avec une jeune fille de 17 ans qui n’est autre que la propriétaire de l’établissement dans lequel il est venu passer son voyage de noce. Cette jeune fille il l’a laissée pour morte à l’époque après lui avoir asséner un coup de katana, raté, pour la décapiter. Incapable de se suicider après elle, il s’enfuit la laissant en l’état.

Lorsque les mariés sont arrivés à l’hôtel, ils étaient suivis par un jeune homme, qui n’est autre que l’ancien amant de la jeune mariée. Les deux jeunes gens, ivres de suicide, ne sont jamais passés à l’acte ; raison pour laquelle la jeune fille l’a largué. Mais la jalousie fomente. A son arrivée, il fait connaissance avec la femme de l’hôtel.

Les images du suicide de Yukio Mishima hantent le film.

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C’est un film que j’ai regardé en VOSTFR (Version Originale Sous-Titrée en Français) sur internet, un film de 1970 en noir et blanc. Ce film est interdit depuis toujours au Japon, parce que le suicide public de l’écrivain Mishima est une catastrophe pour le Japon. Le film est classé érotique, parce que les acteurs simulent l’amour -6 ans avant l’Empire des sens de Nagisa Oshima5 et sans commune mesure- pourtant c’est plutôt un film surprenant, pas excitant sexuellement, que j’ai bien aimé : sans doute à cause de Mishima, sans doute à cause du suicide.

Film réalisé en noir et blanc, sans réelle fioriture, allant directement à l’essentiel comme pouvait le faire la nouvelle vague de cinéastes dans ces années-là.

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1 Yukio Mishima, né en 1925 est l’auteur entre autre de : Le pavillon d’or, Le marin rejeté par la mer, L’école de la chair. Il s’est suicidé par seppuku le 25 novembre 1970 au Ministère des Armées et a été décapité par un  ami.

2 Seppuku : ou hara-kiri (coupure au ventre) est une façon rituelle de se donner la mort. L’éventration à pour but de faire sortir l’âme. A l’origine, c’est une ouverture transversale sous le nombril. Une autre version plus douloureuse consiste à ajouter une ouverture verticale pour l’expiation. Puis une autre version, moins honorable et moins douloureuse, consiste à se faire ensuite décapiter pour une mort instantanée.

3 Koji Wakamatsu : né en 1936 et mort en 2012. C’est après 5 mois de prison pour vol, vers l’âge de 17 ans, qu’il entre dans le clan des Yakuzas (Mafia japonaise) pour le compte desquels il surveille les plateaux de cinéma. Il tournera des films engagé (politique, domination homme ou femme, extrémisme…) Il produira L’empire des sens.

4 le Double suicide : est basée sur une pièce japonaise datant de 1721 interprétée avec des marionnettes. Un film : Double suicide à Amijima a été réalisé en 1969.     

(merci à Wikipédia pour tous ces renseignements)   

Un extrait :

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Ichi Rittoru No Namida le film

C’est l’histoire d’Aya Kito une lycéenne de 15 ans, que sa mère emmène en consultation chez le médecin parce qu’elle fait des chutes à répétition. Lors de la dernière , elle s’est fait une coupure au menton mais le médecin est surpris que ses mains ne soient pas blessées. il en déduit qu’elle n’a pas mis ses mains en guise de protection. De ce fait, il préconise une série d’examens à l’hôpital.

Après une IRM, la doctoresse découvre que la jeune Aya est atteinte d’une atrophie cérébrospinale. En d’autres termes, elle annonce à la maman que la maladie est dégénérescente, que sa fille perdra l’usage de ses mouvements, de ses sensations et qu’elle est condamnée. La maladie est connue mais il n’existe aucun traitement pour la soigner.

 1 Rittoru no NamidaAya s’accroche, elle veut vivre, NORMALEMENT. Elle ne veut pas quitter le lycée, ses amis. Pourtant son état s’aggrave de mois en mois. Elle marche de plus en plus mal, monte les escaliers de plus en plus difficilement.

Elle admire sa mère et comme elle, veut rendre aux autres. La doctoresse, connaissant les dispositions de la jeune fille pour l’écriture, lors d’une consultation lui offre un journal intime pour qu’elle consigne son quotidien. Elle lui explique qu’ainsi elle pourra faire avancer les choses et rendra service à tous ceux qui comme elle auront cette maladie. C’est ce que fait Aya pendant six ans.

Les journaux ont été publiés lors de sa 25ème année sous le titre : "1 rittoru no namida" soit "1 litre of tears"

Le film est tiré de ses journaux intimes qu’elle écrivit tant qu’elle put parce que c’est une histoire vraie. Aya a résisté 10 ans à la maladie, avant…

Évidemment c’est un film qui fait couler des larmes mais on ne peut que louer le courage de cette jeune fille qui jamais n’en voulut à la terre entière.

La performance de l’actrice Onishi Asae, 21 ans à l’époque du tournage est assez impressionnante

Voici le lien pour voir ce film en VOSTFR      (Version Originale Sous-Titrée en FRançais)

en cherchant bien vous trouverez aussi le drama et ses onze épisodses

 1 Rittoru no Namida 2

Le trailer mais il n’est pas en français :

Augustine de Alice Winocour

Augustine d'Alice Winocour

Augustine d’Alice Winocour

C’est un film sorti en novembre 2012. Augustine est une jeune fille de 19 ans qui prise d’une crise d’hystérie va consulter à l’hôpital de la Salpetrière. Le docteur Bourneville, assistant du Professeur Charcot, qui l’ausculte la garde en observation.

Le Professeur Charcot étudie une nouvelle maladie : l’hystérie. Augustine devient sa malade, son cobaye et son objet de désir.

Le Professeur Charcot est interprété par Vincent Lindon qui trouve là un rôle à la mesure de son talent, à la fois sobre et autoritaire.

Soko (Stéphanie Sokolinski) chanteuse puis actrice, endosse le rôle d’Augustine, dont elle se sort magnifiquement.

Chiara Mastroianni joue la femme de Charcot, bourgeoise élégante en proie au doute.

Alice Winocour réalise superbement son premier long métrage.

J’ai trouvé le film magnifique sur le plan esthétique. L’image et les décors sont parfaitement réussis. L’atmosphère un peu lourde de l’hôpital est parfaitement reconstituée. Les longs couloirs, les grands escaliers que Charcot arpente en réfléchissant soit à ses recherches sur la maladie, soit à convaincre l’Académie pour trouver le financement ou encore à cette jeune femme qui lui fait tourner la tête, sont un peu les labyrinthes de l’esprit. L’histoire de Charcot développée ici, est celle que tout le monde connait et particulièrement son approche de l’hypnose et celle de l’hystérie.

Vincent Lindon et Soko

Vincent Lindon et Soko

Charcot est vivant, parfaitement à l’aise dans la peau de Vincent Lindon. Le choix du (de la) metteur en scène est un choix judicieux.

Soko dont je n’avais jamais entendu parler, crève l’écran dans le rôle d’Augustine, bonne, hystérique puis maîtresse du professeur.

Chiara Mastroianni est divine dans son rôle d’épouse, bourgeoise, en proie au doute.

Tout est parfaitement maîtrisé dans ce film qu’il en soit de l’image, du jeu des acteurs. Quant à Alice Winocour son coup d’essai est un coup de maître.

Professeur Charcot et Augustine

Professeur Charcot et Augustine

Ce qu’en pense la presse :

Télérama : « Un premier film maîtrisé (presque trop !), où l’héroïne devient une féministe avant la lettre. Superbe interprétation. »

Première : « l’intrigue, corsetée et linéaire, se charge de remettre très vite le film sur les rails de la normalité et du romanesque en costumes. »

Positif : « Vincent Lindon nous a habitués, depuis quelques années, à être sensationnel dans la retenue, les silences, les regards qui trahissent, les gestes qui révèlent. »    

 

Les inrocks : « La relation trouble du neurologue Jean-Martin Charcot avec une de ses patientes, interprétée de façon époustouflante par Soko. »

Yo También un film de A.Pastor et A.Neharro

Yo tambien, que l’on peut traduire par : moi aussi.

Daniel est trisomique 21 et travaille dans un centre social qui s’occupe de d’enfants handicapés. À 34 ans il ne rêve que d’intégration et tombe amoureux de Laura. Un amour pas facile à vivre d’autant plus que Laura traîne derrière elle, une relation difficile avec sa famille et notamment avec son père mourant.

Si l’histoire racontée de cette façon peu sembler inintéressante et en faire fuir un certain nombre, c’est pourtant un film optimiste dans lequel les personnages sont attachants. Lire la suite

Mùi đu đủ xanh

L’odeur de la papaye verte

À Saigon dans les années 1950, une jeune fille est employée comme servante dans une famille aisée. Le benjamin des garçons à peine plus jeune qu’elle se conduit comme un vaurien. Le père vole l’argent du ménage et disparait chaque fois pour boire et courir les femmes. La grand-mère reproche à sa belle fille les absences du père au prétexte qu’elle ne sait pas s’occuper de lui. Pendant ce temps Muy, la petite fille, remplit son rôle de servante à merveille.

Dix ans plus tard, la famille subit des revers de fortune et est obligée de se séparer de la jeune servante qu’elle confie à un jeune pianiste ami de la famille. La chrysalide se transforme en une belle jeune femme et le musicien tombe amoureux. Lire la suite

Souvenir de Im Kwon Taek

Excellent ! Un film intimiste qui ne laisse pas indifférent. J’ai découvert le « Pansori » en même temps que ce film.

Synopsis :

 Un maître du chant traditionnel coréen enseigne son art à sa fille Song-hwa et le tambour à son beau-fils Dong-ho. Le père est un professeur sévère, toujours en quête de perfection pour ses jeunes élèves. Ne supportant plus ses exigences, Dong-ho s’enfuit et abandonne à la fois la musique et sa demi-soeur qu’il aime en secret… Lire la suite

La ballade de l’impossible, le film.

Ce film entre dans le cadre de l’année du dragon chez Catherine sur son blog.

Après avoir lu le livre de Haruki Murakami : La ballade de l’impossible, il me fallait voir à tout prix le film sorti en 2010. J’attendais impatiemment l’occasion de le pirater (chut!). Profitant de la canicule, j’ai enfin vu ce film en l’empruntant. Lire la suite

Elle s’appelait Sarah (2)

J’ai parlé de ce livre ici il y a quelques mois et cette fois je vous propose le film, qui je trouve est très fidèle au livre.

Le synopsis d’Allociné :

 " Julia Jarmond, journaliste américaine installée en France depuis 20 ans, enquête sur l’épisode douloureux du Vel d’Hiv.
En remontant les faits, son chemin croise celui de Sarah, une petite fille qui avait 10 ans en juillet 1942. Lire la suite

Polisse de Maïwenn

Polisse c’est l’histoire d’une équipe ou plutôt c’est la vie d’une équipe de la Brigade de Protection des Mineurs à Paris. La réalisatrice s’est inspirée de faits réels pour filmer tambour battant. La mise en scène est agressive, les images sont chocs, et donnent vie à ce long métrage d’une durée de 2 heures.

C’est un film difficile, implacable, s’il raconte le quotidien d’enfants abusés d’une manière très crue, s’il met en scène des flics qui pètent un câble dans leur relation personnelle parce que ce qu’ils découvrent dépasse l’entendement mais surtout parce qu’ils n’ont guère de solution et qu’eux-mêmes se trouvent dans une impasse face à cette violence. Lire la suite