Quarante deux

        Romaric Cazaux

Romaric Cazaux

42 Lexington Avenue… Je suis assis sur les marches et je n’ose entrer. Cette robe plait à Mary. Elle l’a essayée, elle est…plus que divine quand elle la porte. Le couturier l’a créée pour elle, c’est indéniable.

Pour les vingt ans de la promo 91 de Tish School les anciens vont se réunir. Elle veut briller. Je n’ai, hélas, pas les moyens de lui offrir cette robe et je le regrette.

Elle s’était assise près de moi — il y a quelques temps — sur un banc de Time Square. Je l’avais à peine regardée. Je caressais au fond de ma poche une bouteille de Straight Tennessee que j’avais largement entamée. De l’autre main je polissais mon Colt Clover Leaf en bronze, un bijou de famille transmis de génération en génération, un pistolet 6 coups précis comme une horloge. Une envie de suicide m’habitait.

Je venais de perdre ma femme dans l’attentat du World Trade Center. Si on ne s’entendait plus avec Juliana, j’avais pour elle beaucoup d’affection et jamais je n’aurai souhaité que notre séparation fût aussi radicale. Ma vie avait chaviré.

J’avais oublié mon travail, basculant dans une déprime inexprimable. Refusant toute aide extérieure je sombrais mélancoliquement. Le gouffre était sans fond, je n‘en voyais pas le fond.

Mary m’avait tendu la main. Sans savoir que ce serait aussi difficile. Je m’étais accroché à elle tâchant d’être présentable sans m’en rendre compte. Je passais de nouveau sous la douche, me brossais les dents avec insistance et rasais les poils disgracieux installés sur mon visage.

Chaque jour, je l’attendais. Elle me donnait cette chaleur qui manque et qu’on refuse quand tout va mal. Avec elle à mes côtés, demain devenait un autre jour.

Mais le passé est révolu. Je travaille maintenant, je me suffis. Certes il n’y a pas de quoi pavoiser mais je suis raccordé au train de la vie. Je fais tout comme tout le monde et je sens même mon cœur qui bat pour elle. J’ai envie de lui dire merci, j’ai envie de lui faire plaisir.

Je me décide après moult tergiversations, monte les marches, sonne à la porte. Une femme d’un âge avancé m’ouvre, me délivrant son plus beau sourire. À peine sorti de mes bas-fonds je rougis comme un adolescent. « Entrez, dit-elle simplement, que puis-je faire pour vous ? » « La robe à la fenêtre… » mes cordes vocales ne répondent plus. « Je me souviens de vous et de la jeune femme brune, la robe lui allait parfaitement. » « Justement j’aimerai lui offrir. »

Sans rien dire, elle ôte la robe du mannequin, l’enveloppe dans un joli papier de soie, la couche avec délicatesse dans une boite toute blanche qu’elle me tend « Tenez. » prononce-t-elle simplement. Je suis ahuri. « Mais comment…Pourquoi ? Combien vous dois-je ? Je n’ai que peu de moyen. » Mon visage s’empourpre. Mes paroles se bousculent. Je retiens difficilement une larme au coin de l’œil.

Elle m’attrape par le bras m’accompagnant à la porte « Je ne sais pas pourquoi mais c’est comme ça. Donnez-moi ce que vous voulez quand vous pourrez. Je vous fais confiance. » « Mais protesté-je, vous ne savez même pas qui je suis. » « La confiance, répondit-elle simplement. J’ai vu tellement d’amour dans vos yeux quand la dame l’a essayée. Je suis persuadée que vous n’oublierez pas de me payer. » Je suis interdit, debout dans l’entrée, la boîte dans les bras.

« Voulez-vous que nous remplissions une carte ensemble et que je la fasse porter ? » m’interroge-t-elle. « Je ne saurai jamais comment vous remercier. » Assis autour d’une table, ma main écrit ce qu’elle me souffle délicatement, j’en rougis d’aise. Mon cœur cogne comme un marteau sur la peau d’un tambour. La théière siffle, l’arôme du thé qu’elle verse m’emplit les narines. Je regarde le mannequin, rêveur.

Lorsqu’elle referme la porte sur moi, je sais déjà que la vie m’intéresse. Sous le soleil je danse sur l’air de « I’m singing in the rain » Je respire la vie enfin.

Une heure plus tard alors que la pluie tombe, mon téléphone vibre au fond de ma poche. Un numéro inconnu s’affiche. A peine ai-je décroché que Mary me dit «  Rendez-vous au Blues-Club dans la 42ème à 20 heures. »

I’m singin’ in the rain,

Just singin’ in the rain.

What a glorious feeling

I’m happy again.

I’m laughing at clouds

So dark up above,

The sun’s in my heart

And I’m ready for love,

… for love. …

Let the stormy clouds chase

Ev’ryone from the place,

Come on with the rain

I’ve a smile on my face.

I walk down the lane

With a happy refrain

And singing,

Singing in the rain,

… in the rain.

 Atelier d’écriture de Leoloona sur son blog bricabook

La vie rêvée des plantes de Lee Seung-U

lee-seung-u-la-vie-revee-des-plantesQuatrième de couverture :

Énigmatique et pénétrante, l’atmosphère de La vie rêvée des plantes irradie d’un mélange déroutant d’infinie délicatesse et de violence extrême.
Comme dans le jeune cinéma coréen, l’audace narrative l’emporte ; on est pris à la gorge. Contraint d’espionner sa propre mère pour un mystérieux commanditaire, Kihyon est confronté à d’obscurs secrets de famille. Par tous les moyens, il tente de réparer les blessures du passé, entre une mère au comportement étrange, un père réfugié dans la culture des plantes et un grand frère adoré et haï, amputé des deux

jambes à l’armée.
La folle passion de Kihyon pour l’ancienne petite amie de son frère n’arrange en rien la situation. Dès lors, sa confession, lourde de silence et de résignation, de culpabilité et d’espoir insensé, nous plonge dans les formes les plus crues et les plus élevées de l’amour.

 

Kihyon est détective privé. Un commanditaire anonyme le paye pour espionner sa mère. Ce faisant il découvrira un certain nombre de secrets de famille.

Le livre commence ainsi :

« -Pourquoi riez-vous ? »

Lorsque, ouvrant des yeux ronds, elle m’a posé la question, moi je songeais à tout autre chose. Rouge à lèvre moiré, short moulant, la fille n’avait pas l’air d’apprécier. Sans doute me prenait-elle pour un client réfractaire. Bien entendu je ne me souciais guère de savoir si elle avait un tant soit peu d’humour. Je me disais seulement que son rouge à lèvres faisait un peu bizarre. Rien de plus.

Le détective est en train de choisir une prostituée dans le quartier chaud de Séoul. Il effectue cette tâche pour son frère ainé, amputé des deux jambes à l’armée. La prostituée est thérapeutique.

Mais avant d’être amputé son frère était photographe, photographe de rue, il saisissait les scènes dérangeantes des manifestations populaires dans cette Corée du Sud d’après guerre dirigée par le dictateur Park Chung-hee.

Non seulement, son frère était un photographe exceptionnel mais il avait la chance d’avoir une copine, Sunmi, magnifique jeune fille, bibliothécaire et accessoirement auteur-compositeur et interprète d’une seule et unique chanson, écrite et chantée pour ce frère dont elle est profondément amoureuse.

Mais Kihyon est aussi amoureux de Sunmi et chaque fois qu’il l’entend chanter cette chanson il enrage. Il aimerait que Sunmi chante pour lui. Quand il entend le rire cristallin de la jeune fille au travers de la cloison, c’est une torture pour lui.

Il vivait tous les quatre. Le père, le mère et les deux garçons. Chacun prenant ses repas séparément, le père parlant à ses plantes et la mère vacant à ses occupations.

Je n’en dirai pas plus à propos de ce livre magnifique. Il y a quelques temps qu’un livre m’avait mis dans des états pareils. D’abord il est dérangeant parce qu’il est cru. Ensuite il est émouvant parce qu’il draine une profusion de sentiments, de l’amour à la haine.

Kihyeon est le fil rouge de cette enquête. On peut le haïr tellement il est vil parce qu’il est amoureux de Sunmi comme on peut l’aimer tellement il bon pour son frère et Sunmi.

C’est la mère de Kihyeon qui lui explique, en parlant longuement, les crises de l’aîné : « Il se masturbe, il se met du sperme partout, c’est affreux. Après ces moments d’agitation, il s’effondre littéralement et s’endort comme une souche. Le psychiatre qu’on est allé voir dit que les pulsions sexuelles sont un exutoire à son trouble mental. Quand la tête perd son équilibre, il paraît qu’on cherche une issue pour ne pas exploser. C’est ce qu’on a refoulé trop longtemps qui surgit dans ces moments-là. Les crises prennent des formes différentes selon chacun, mais pour ton frère, ça se passe ainsi. »

Puis cet autre lorsque Kihyeon va retrouver son père dans le jardin : « Il s’est retourné en posant un doigt sur ses lèvres. Il était accroupi devant un arbuste dont il caressait les feuilles. Je ne comprenais pas pourquoi il me faisait signe de me taire, et, sur le coup, je n’ai pas réussi à lui demander.

Je l’entendais murmurer tout en caressant les feuilles. Aucun doute, il était en train de parler à la plante. Ce qu’il disait était inaudible, et puis les arbres, ma foi, n’ont pas d’oreilles. Celui-là n’entendait pas plus que moi. »

Ce qu’en pense la librairie Mollat :

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Je redirai pour terminer que c’est un livre MAGNIFIQUE.

 Lee-Seung-U-©Zulma-

 Challenge : Printemps coréen sur le blog : La culture se partage

Un rêve étrange et pénétrant

Atelier d’écriture sur le blog : Parisian Shoe Gals voici les consignes :

Vous avez jusqu’au dimanche 19 mai 23h59 pour valider votre participation en publiant votre texte (et en me le faisant savoir en publiant le lien dans les commentaires.)

Le jury rendra son verdict le mercredi 22 mai et les lecteurs pourront voter pour les 3 finalistes du 22 au 29 mai.

Comme les préoccupations actuelles des membres du jury tournent autour de la météo – je crois que nous nous faisons vieux –  vous devrez écrire une scène urbaine (en ville donc) se déroulant soit pendant un orage en vous inspirant des deux premières strophes du poème de Verlaine Il pleure dans mon cœur, strophes que voici :

Il pleure dans mon coeur
Comme il pleut sur la ville ;
Quelle est cette langueur
Qui pénètre mon coeur ?

Ô bruit doux de la pluie
Par terre et sur les toits !
Pour un coeur qui s’ennuie,
Ô le chant de la pluie !

Soit pendant une canicule en vous inspirant de la première strophe du poème de Rimbaud Soleil et chair, strophe que voici :

Le Soleil, le foyer de tendresse et de vie,
Verse l’amour brûlant à la terre ravie,
Et, quand on est couché sur la vallée, on sent
Que la terre est nubile et déborde de sang ;
Que son immense sein, soulevé par une âme,
Est d’amour comme Dieu, de chair comme la femme,
Et qu’il renferme, gros de sève et de rayons,
Le grand fourmillement de tous les embryons !

1ère contrainte : le texte devra être rédigé au présent. Le présent de narration n’est pas aussi évident qu’il y paraît à manier, donc forcément intéressant. 

2ème contrainte : une palette de couleurs à intégrer obligatoirement dans votre texte. La difficulté résidant dans la colorisation de la ville naturellement plutôt gris bitume. Cet exercice, nous l’appelons entre nous "les scènes impressionnistes" ; Il s’agit de peindre avec les mots sans forcément chercher le réalisme.

- fleur de soufre (jaune)

- aurore (orange)

- incarnat (rouge)

- tourterelle (gris)

- majorelle (bleu)

- lavande (bleu)

- céladon (vert)

- pourpre (rouge violet)

- orchidée (violet) 

Le texte doit faire une page A4 maximum.

Une fois de plus je me suis fait surprendre « Il pleut sur ma ville ». Je n’ai pas mon parapluie et l’averse est impétueuse, violente. Mon rimmel coule et je ressemble sûrement à un clown triste.

Mes escarpins claquent sur le pavé tourterelle. Je suis tout près de chez moi. Je glisse, me tords les chevilles. Autant marcher pieds nus. Je m’y résous. Heureusement j’arrive Passage du Cheval Blanc et aussitôt j’enfile la Cours de Mai. Je suis chez moi enfin. À l’abri.

Mon atelier est en retrait. Attirant le pâle soleil de printemps. La fleur de souffre s’installe parfois sur les murs. Mais pour l’heure, je suis transie. J’ôte mon tregging majorelle et mon tee-shirt orchidée. Mon corps s’en trouve déjà mieux. Je ne porte rien d’autre. Je frissonne. J’attrape une serviette pour m’essuyer. Me frotte la peau comme une damnée jusqu’à ce qu’elle prenne une couleur pourpre. Je m’étrille à plaisir.

Nue. Je regarde Verlaine assoupi sur le divan. Ses poils virevoltent dans la lumière, c’est un chat calme, doux au cœur tendre. Il partage ma vie depuis des années. M’asseyant face à lui, je murmure sans même y penser : « Il pleure dans mon cœur » Il baille, levant la tête puis ouvrant les yeux et chaque fois je l’imagine continuer : « Quelle est cette langueur, qui pénètre mon cœur ? »

Je viens de trucider mon amant. Je l’aime encore. Je le surnommais Rimbaud pour les travers naturels qu’il m’imposait. Je ne sais pas si je suis triste.

La télécommande est à côté du chat. J’appuie sur ON aussitôt Wagner et sa walkyrie aux cheveux aurore m’impressionnent. Je la vois danser sur les murs de pierre. Je suis éblouie. Lui est fou, je crois.

J’ai besoin d’un comprimé de benzodiazépines, je veux planer encore. Ce crime m’a dérangée. J’ai regardé le sang couler dans le caniveau, incarnat, gras et puant. J’ai trempé mon index pour y gouter. J’adore.

Je regarde les cymbales se démener « par terre et sur les toits » sur les murs des maisons en face. Mon trip est violent. Dehors il pleut des lames de couteaux « Oh bruit doux de la pluie ».

J’enfile ma cape celadon retourne sur le pavé, trempée. J’écoute le « Chant de la pluie ». Je tourne, danse. Me précipite vers l’Opéra, à deux pas. On s’écarte sur mon passage, essayant de deviner ici et là ce que dame nature m’a octroyée.

Sans prendre garde, je descends sur la chaussée. Une voiture me renverse. Rimbaud descend par une porte inversée. Sur sa combinaison lavande, en lettres de feu je crois lire : « Pour un cœur qui s’ennuie ».

Il tend la main à mon âme. Me relève. Le ciel nébuleux ouvre ses entrailles lui faisant une place pour l’éternité.

Pourquoi et comment m’est venu ce texte ? Je vous propose de sonder mon inconscient parce que je n’en sais rien. Rimbaud, Verlaine, la pluie, le soleil, un chat, la mort sont sûrement des images véhiculées par leurs vers.

J’imagine facilement que vivant aujourd’hui, ils auraient essayé les drogues dures. Partant de ce constat, entrer dans un délire est facile.

Je n’ai pas tout à fait respecté les consignes puisque mon texte se passe aussi en intérieur, j’en suis conscient mais tel qu’il est je ne peux le changer.

La théière brisée

        © Romaric Cazaux

© Romaric Cazaux

Faut pas rêver on ne s’aime plus mais le rituel du thé est une chose qu’on a toujours partagé. Il y a longtemps que je ne l’autorise plus à rien mais on a des dizaines d’années en commun. Et des enfants.

Il s’est toujours occupé de moi. Je ne manque de rien. Je lui en sais gré. Seulement de son amour j’ai manqué. Il s’est laissé aller ici où là et je n’ai pas pardonné.

Je ne suis pas aigrie, je l’aime mais jamais plus il ne le saura. Je le sens triste souvent parce qu’il espère mais tant pis. J’ai mal et il a le droit d’en souffrir.

Le thé c’est toujours lui qui l’a fait à la maison. Maintenant nous allons le savourer dehors, ailleurs. Il est difficile d’être toujours face à face et les autres nous servent de paravent. Je sais que j’aurais dû l’absoudre mais c’est plus fort que moi.

Ses mains sur moi il y a vingt ans encore me faisaient fondre comme neige au soleil mais je serrai les dents, le repoussant pourtant… C’est mon amour, le seul. Je lui ai offert ma virginité, il l’a prise. J’ai pleuré. J’ai saigné. Pourtant je ne regrette rien.

J’étais heureuse jusqu’à ce que je sente le Channel 5 sur sa veste, sur son torse. Je suis vicieuse, j’ai ensuite cherché, reniflé ses chemises et ses sous-vêtements, fouillé chaque costume à la recherche d’une preuve, d’un indice. On s’est battus. Je l’empêchais de dormir lui enfonçant les doigts entre les côtes en plein sommeil. Le réveillant sous je ne sais quel prétexte, un cauchemar factice. Ou simplement urinant sur ses cuisses pour le réveiller. Lui pourrissant ses nuits.

Il a eu un moment d’égarement non que je l’excuse mais j’aurais dû passer l’éponge. Un mari comme lui, il n’y en a pas deux. Hormis la fidélité. Il a toujours été prévenant, aimant.

Il verse le thé dans ma tasse avec amour. Dans ces moments-là je fonds, je fuis. Mon cœur bat comme au premier jour. Vingt ans que je suis incapable de le regarder tout en le surveillant du coin de l’œil. Ses mains sur la théière me font encore rêver, je me souviens…

Je n’ai plus l’âge mais je crève d’envie d’être effrontée, de lui dire… Ses gestes me font espérer, mettent mon corps en émoi. Je serai incapable de lui défendre… Je lève la tête, le regarde, et lui dis : « Raymond je t’aime. »

La théière lui tombe des mains, il s’écroule.  

Ecrit pour l’atelier d’écriture : Une photo, quelques mots chez Leiloona

Ichi Rittoru No Namida le film

C’est l’histoire d’Aya Kito une lycéenne de 15 ans, que sa mère emmène en consultation chez le médecin parce qu’elle fait des chutes à répétition. Lors de la dernière , elle s’est fait une coupure au menton mais le médecin est surpris que ses mains ne soient pas blessées. il en déduit qu’elle n’a pas mis ses mains en guise de protection. De ce fait, il préconise une série d’examens à l’hôpital.

Après une IRM, la doctoresse découvre que la jeune Aya est atteinte d’une atrophie cérébrospinale. En d’autres termes, elle annonce à la maman que la maladie est dégénérescente, que sa fille perdra l’usage de ses mouvements, de ses sensations et qu’elle est condamnée. La maladie est connue mais il n’existe aucun traitement pour la soigner.

 1 Rittoru no NamidaAya s’accroche, elle veut vivre, NORMALEMENT. Elle ne veut pas quitter le lycée, ses amis. Pourtant son état s’aggrave de mois en mois. Elle marche de plus en plus mal, monte les escaliers de plus en plus difficilement.

Elle admire sa mère et comme elle, veut rendre aux autres. La doctoresse, connaissant les dispositions de la jeune fille pour l’écriture, lors d’une consultation lui offre un journal intime pour qu’elle consigne son quotidien. Elle lui explique qu’ainsi elle pourra faire avancer les choses et rendra service à tous ceux qui comme elle auront cette maladie. C’est ce que fait Aya pendant six ans.

Les journaux ont été publiés lors de sa 25ème année sous le titre : "1 rittoru no namida" soit "1 litre of tears"

Le film est tiré de ses journaux intimes qu’elle écrivit tant qu’elle put parce que c’est une histoire vraie. Aya a résisté 10 ans à la maladie, avant…

Évidemment c’est un film qui fait couler des larmes mais on ne peut que louer le courage de cette jeune fille qui jamais n’en voulut à la terre entière.

La performance de l’actrice Onishi Asae, 21 ans à l’époque du tournage est assez impressionnante

Voici le lien pour voir ce film en VOSTFR      (Version Originale Sous-Titrée en FRançais)

en cherchant bien vous trouverez aussi le drama et ses onze épisodses

 1 Rittoru no Namida 2

Le trailer mais il n’est pas en français :

http://www.dailymotion.com/video/x5iddc_trailer-1-litre-of-tears-the-movie_shortfilms#.UY48wsoZluI

7eme ciel

bouddha

Cent nuits au sérail pourtant…

J’ai des désirs d’histoires ou plus simplement certaines tendances à succomber à la chair surtout quand elle est fraîche. Je ne peux résister à poser des questions pour rassurer mon égo mais je me vois mal demander à l’intéressée après s’être pâmée dans mes bras si elle a atteint le septième empyrée. Le ciel est commun,  galvaudé mais reste la référence à laquelle je me raccroche.

Je suis désespérant et l’on ne pourra pas me refaire. J’ai un  tas de pulsions qui m’agitent, correctes ou non. Par politesse, je n’en ferai pas étalage. Je croque l’amour et si mon jardin secret se situe plus bas que votre bassin, les limites de mon éducation m’interdisent d’en parler. J’en jouis sans aucun doute.

La politique de l’autruche, la tête en bas et les fesses en l’air me fait frissonner mais je ne sors pas de prison et je me retiens. La promiscuité m’indiffère, elle n’est pas source de libido.  C’est votre ventre et son voisinage qui me mettent dans une extase indicible.

Je pèche par où je suis né, est-ce indécent (un des sangs) ?

L’atelier d’écriture d’olivia : désir d’histoire

Et les mots qui ont été proposés :

Désir – pulsion – résister – prison – promiscuité – voisinage – désespérant – politique – correct – politesse – éducation – limite – frissonner – chair – croquer – pécher – jardin – Empyrée

Augustine de Alice Winocour

Augustine d'Alice Winocour

Augustine d’Alice Winocour

C’est un film sorti en novembre 2012. Augustine est une jeune fille de 19 ans qui prise d’une crise d’hystérie va consulter à l’hôpital de la Salpetrière. Le docteur Bourneville, assistant du Professeur Charcot, qui l’ausculte la garde en observation.

Le Professeur Charcot étudie une nouvelle maladie : l’hystérie. Augustine devient sa malade, son cobaye et son objet de désir.

Le Professeur Charcot est interprété par Vincent Lindon qui trouve là un rôle à la mesure de son talent, à la fois sobre et autoritaire.

Soko (Stéphanie Sokolinski) chanteuse puis actrice, endosse le rôle d’Augustine, dont elle se sort magnifiquement.

Chiara Mastroianni joue la femme de Charcot, bourgeoise élégante en proie au doute.

Alice Winocour réalise superbement son premier long métrage.

J’ai trouvé le film magnifique sur le plan esthétique. L’image et les décors sont parfaitement réussis. L’atmosphère un peu lourde de l’hôpital est parfaitement reconstituée. Les longs couloirs, les grands escaliers que Charcot arpente en réfléchissant soit à ses recherches sur la maladie, soit à convaincre l’Académie pour trouver le financement ou encore à cette jeune femme qui lui fait tourner la tête, sont un peu les labyrinthes de l’esprit. L’histoire de Charcot développée ici, est celle que tout le monde connait et particulièrement son approche de l’hypnose et celle de l’hystérie.

Vincent Lindon et Soko

Vincent Lindon et Soko

Charcot est vivant, parfaitement à l’aise dans la peau de Vincent Lindon. Le choix du (de la) metteur en scène est un choix judicieux.

Soko dont je n’avais jamais entendu parler, crève l’écran dans le rôle d’Augustine, bonne, hystérique puis maîtresse du professeur.

Chiara Mastroianni est divine dans son rôle d’épouse, bourgeoise, en proie au doute.

Tout est parfaitement maîtrisé dans ce film qu’il en soit de l’image, du jeu des acteurs. Quant à Alice Winocour son coup d’essai est un coup de maître.

Professeur Charcot et Augustine

Professeur Charcot et Augustine

Ce qu’en pense la presse :

Télérama : « Un premier film maîtrisé (presque trop !), où l’héroïne devient une féministe avant la lettre. Superbe interprétation. »

Première : « l’intrigue, corsetée et linéaire, se charge de remettre très vite le film sur les rails de la normalité et du romanesque en costumes. »

Positif : « Vincent Lindon nous a habitués, depuis quelques années, à être sensationnel dans la retenue, les silences, les regards qui trahissent, les gestes qui révèlent. »    

 

Les inrocks : « La relation trouble du neurologue Jean-Martin Charcot avec une de ses patientes, interprétée de façon époustouflante par Soko. »

Mon liebster award (2)

liebsterawardAprès le tag d’Asphodèle, j’ai été tagué une autre fois par Olivia.

Les 11 faits me concernant ainsi que mes 11 questions vous les trouverez ici : mon liebster award

Ici je ne réponds qu’aux questions d’Olivia qui m’ont amusé.

Voici donc :

  1. Aimes-tu les prises de sang ?

Oui celles des Dents de la Mer ou de Massacre à la tronçonneuse, tu veux un sucre avec moi ?  J’ai des canettes de rhésus O+ à 37° t’en veux une ?

  1. Auteur de polar/thriller/horreur préféré ?

Deux m’ont surpris Mo Hayder avec Tokyo et Franck Thilliez avec Gataca. J’ai été obligé de me faire péter une veine tellement ils me mettaient le sang à la bouche.

  1. Voudrais-tu connaître le jour de ta mort ?

Je le connais, il est programmé : ingestion de sulfure d’hydrogène le 25 février 2027.

  1. As-tu eu une période « je ne m’habille qu’en noir » ?

Je m’habillais toujours comme ça étant plus jeune puis je me suis lassé chaque fois que j’allais aux putes elles m’appelaient toujours : mon père !

  1. Noyade ou pendaison ?

Noyade pour être bouffé par les poissons, certes non, mais la pendaison éventuellement je ne dirais pas non : j’aime bien l’idée de la dernière érection.

  1. Pourrais-tu correspondre avec un tueur en série emprisonné ?

Sous Lsd sûrement !

  1. Décapitation ou immolation ?

Ben non, suicide chimique je t’ai dit et à la rigueur pendaison.

  1. Combien de cicatrices as-tu ?

Une à l’abdomen suite à un bad trip je me suis réveillé avec un opinel planté dans les boyaux. Coup de pot ! je suis sorti de l’Hôpital Saint-Antoine trois jours après et parfaitement raccommodé. Mon bourreau était un orfèvre parce il ne m’avait rien amoché.  

  1. As-tu déjà eu envie de tuer quelqu’un ?

Oui, toi quand tu me poses des questions comme ça !  

  1. L’as-tu fait ?

En rêve sûrement, je me suis réveillé en sueur l’autre matin. Non, non c’est pas l’andropause !

  1. As-tu envie de m’étrangler pour ces questions idiotes ?

T’étrangler non mais te découper le crâne à la scie circulaire pour manger ton lobe pariétal à la petite cuillère, oh ouiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii !

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Les boîtes de ma femme de Eun Hee-Kyung

4793720593_1c9657f904Le résumé de l’éditeur :

Un homme découvre les souvenirs et petits objets personnels que sa femme a enfermés dans les boîtes, et doit admettre avec stupéfaction qu’il ignorait presque tout d’elle. Un autre s’aperçoit avec la même stupeur que son épouse tient un journal intime à l’insu de sa famille. Un troisième perd son amour à cause d’un impondérable malentendu.

C’est la vie en stress plutôt qu’en strass que nous fait découvrir Eun Hee-Kyung.

Ces cinq récits constituent une chronique de mœurs d’une rare perspicacité psychologique, à la fois cruelle et non dépourvue d’humour.

L’auteure Eun Hee-Kyung, "née en Corée en 1959 (à Gochang, dans le Cholla du Nord), publie en 1996 un premier roman, Le Cadeau de l’oiseau, prix Munhakdongne de la fiction. Elle fait paraître ensuite une dizaine de livres et obtient d’autres prix importants venant couronner une reconnaissance critique et un grand succès populaire."  Dixit les Editons zulma.

L’idée me semblait intéressante lorsque j’ai lu le résumé, puis je me suis rapidement ennuyé. Je n’ai pas trouvé de rythme à ces histoires. S’il est vrai que découvrir qu’on ne connait pas réellement la personne avec qui l’on vit, ou que la personne que l’on rencontre est celle que l’on attend pour s’apercevoir le lendemain que l’on a fait erreur, la chute est brutale et amère.

Lu dans le cadre u Printemps chez Catherine…euh coccinelle.

Visiblement c’est le thème de ce livre la découverte à travers le quotidien que l’autre n’est pas celui que l’on croit. Peut-être que le cynisme n’est pas ma tasse de thé.

J’ai noté cependant quelques citations :

 "Tout être humain peut se souvenir de ses blessures, même longtemps après la guérison, ne serait-ce qu’à la seule vue des cicatrices qui marquent son corps. Ces boîtes étaient comme des coffrets à blessures qu’elle entassait au coin d’une pièce."

"En dehors des heures de bureau, je rencontre mon amant. Mais cet amour que je vis avec lui ne tient pas. Je suis loin d’être follement amoureuse. Je peux me passer de le voir pendant une semaine, même plus. Finalement, quand j’y pense, je me souviens qu’à vingt ans, pareillement, je n’avais personne dans ma vie ; cela me conforte dans ma solitude."

"Je désire flirter. Très sérieusement, j’ai envie d’annoncer à ce type que maintenant c’est fini entre nous et d’aller boire toute seule. J’ai envie d’éprouver l’autre, je veux ses larmes afin de savoir s’il m’aime vraiment. Je ressens le besoin de tourmenter quelqu’un."

« Par chance, nos deux héros ne sont plus des enfants. La femme a trente deux ans, et l’homme, vingt neuf. Et leur rupture est maintenant à l’ordre du jour. Leur technique amoureuse est à ce point perfectionnée qu’ils sont parfaitement conscients que l’amour ne mène à rien. C’est une perte de temps. Le moment d’être blasé est venu pour eux. Ils sont même très étonnés de l’être si tôt. Ils ne peuvent cependant ramener à une liaison ordinaire le caractère absolu de ce qu’était leur amour. Ils en concluent donc que leur histoire était hors du commun. La séparation témoigne  simplement de l’impossibilité de se maintenir au point culminant de leur amour."

J’ai craqué à la page 145, il n’y en avait que 220 mais bon. Peut-être quel les amours malheureuses ne sont pas ma tasse de thé. Je n’oserai certes pas dire que c’est un mauvais livre, je dirai simplement qu’il ne me convient pas.

Eun Hee-Kyung

Mon liebster award

feb1Asphodèle m’a tagué et c’est un exercice bien difficile pour moi. Cependant je vais m’y coller.

Ça consiste à :

  • à donner 11 faits sur moi,
  • répondre aux 11 questions d’Asphodèle
  • créer 11 questions pour les personnes que ej vais taguer
  • et puis les avertir

Les 11 faits sur moi :

1.    Puisqu’on ne se voit  qu’en photo, je vous précise que je mesure 187 cm, pèse 78 kilos et suis d’un tempérament hyper athlétique.

2.    Je suis un fin cuisinier et cultive mon jardin pour manger sainement.

3.    Je déteste l’alcool et rien que l’odeur m’indispose.

4.    J’ai 8 enfants de 3 femmes différentes et actuellement je vis avec Robert que je compte bien épouser avant la fin de l’année.

5.    D’ailleurs c’est ce même Robert qui écrit les textes pour moi car je suis bien incapable de le faire moi-même.

6.    J’aime la vitesse et je roule souvent en Méhari, c’est excitant !

7.    Vous en voulez encore ? J’ai passé trois mois aux arrêts pour indiscipline lorsque j’ai effectué mon service militaire.

8.    Le matin depuis que je suis tout petit (depuis hier donc !) je déjeune d’un bol de chocolat au lait avec une tartine de confiture à la fraise.

9.    Je dors chaque nuit vêtu d’un pyjama de coton à rayures, le pouce dans la bouche et mon nounours dans les bras. Je me réveille chaque fois en sursaut pour aller faire pipi. 

10.Je porte des bretelles pour aller travailler, afin que mon pantalon de costume casse parfaitement sur mes chaussures, je suis pointilleux. Malgré le Dr Scholl que j’étale dans mes chaussures chaque matin, je pue toujours autant des pieds.

11.Encore ?

 

Vous me connaissez un peu mieux maintenant.   

 

Voici mes réponses aux 11 questions que ma muse n’aurait jamais dû me poser. Elles vont mettre nos relations dans un piteux état mais depuis le temps que j’avais envie de parler !

1 Quel a été le plus beau jour de ta vie ?

Bien évidement celui où je t’ai rencontrée Asphodèle, m’autorises-tu à dévoiler quelques uns de nos petits secrets sans que tu m’arraches les yeux ?

 

2. Le pire ?

Celui où tu m’auras arraché les yeux parce que je perdrais de vue ton joli sourire

 

3. Quelle est l’idée qui t’angoisse le plus ?

Justement de ne plus te voir après que tu sois passée à l’acte !

 

4. Le livre que tu offres systématiquement à tes amis ?

Garden of love de Marcus Malte que tu m’as obligé à lire.

 

5. Celui que tu offres à ta belle-mère ?

Rien n’est trop beau pour elle, tu sais bien comme je l’adore ta mère.

 

6.  Ton expression ou gros mot préféré ?

Putain tu sais bien que je suis pas grossier pourquoi tu me fais chier avec ta question à la con ?     

 

7. Aimes-tu les vacances ?

Oui et tu le sais bien parce qu’elles sont pour moi l’occasion de venir te retrouver.

 

8. La première chose à laquelle tu penses en te réveillant ?

À toi Asphodèle, tu le sais bien. C’est un test ?

 

9. Te vois-tu bloguer dans 10 ans ? 

C’est toi qui décides généralement pour nous, réponds à ma place !

 

10. Un film où tu es sorti avant la fin ?

Tu t’en rappelles ? Ben oui « Emmanuelle » que tu tenais absolument à voir. Tu as mal supporté les incidences de sa plastique sur ma personne tu as voulu qu’on parte. Je souris chaque fois que je vois ton fauteuil en osier dans le jardin.   

 

11. Sinon quelle est ta devise ?

Pour la circonstance, celle des Ducs d’Orléans : « Qui s’y frotte, s’y pique. »

 

 

À mon tour de poser des questions :

 

1.    Le 21 juillet 1969 Neil Amrstrong a mis les pieds sur la Lune. En bas des marches, il t’a tendu la main, qu’as-tu fait ?

2.    Nakata dans « Kafka sur le rivage » parle le langage des chats, si tu as lu ce livre tu sais pourquoi il en est ainsi. S’il s’adressait à toi de cette manière-là quelle serait ta réaction ?

3.    PPDA est amoureux et pour déclarer sa flamme, il le fait savoir dans son dernier roman. Étant donné qu’il paie un nègre pour écrire à sa place, peux-tu concevoir que sa déclaration soit recevable ? 

4.    F.Thilliez est un spécialiste du polar dans lequel le sang coule abondamment. À l’un de ses amis, en cadeau il a envoyé un morceau de mou bien saignant dans un emballage très classe. À sa place, tu le fiches à la poubelle ou tu vas lui jeter à la figure ? Raconte.

5.    Dans La dernière femme de Ferreri, Depardieu se castre avec un couteau électrique, quelques temps après les américains sorte le film « Massacre à la tronçonneuse » À ton avis y a-t-il une relation de cause à effet ?   

6.    « La petite pièce hexagonale » de Yoko Ogawa est un réduit dans lequel chacun entre pour faire ou raconter ce qu’il a envie. Le livre traite de l’incommunicabilité entre les individus. Imagine toi être enfermé dans cette pièce et parler aux murs. 

7.    Les élèves du Professeur Harrow dans Délicieuses pourritures de J.C. Oates se pâment d’amour pour leur éducateur mais attention… c’est un pervers. As-tu été amoureux d’un de tes professeurs ?  

8.    « Celles qui attendent » de Fatou Diome, ce sont les mères et femmes de ces sénégalais qui sont partis pour l’Europe en frêle esquif dans l’espoir de trouver un travail. Te sens-tu capable d’une telle attente quelle qu’en soit la raison ?

9.    Avec « Je reviendrai avec la pluie » Takuji Ichikawa nous parle de l’absence de l’être cher. Sa femme disparait et revient, c’est une histoire magnifique. C’est un conte bien entendu mais… y aurait-il quelqu’un dans ta vie  avec qui tu aimerais reprendre l’histoire là où elle s’est terminée ?

10.Dans l’excellent film « Love » de Ken Russel tiré du livre « Women in love » de DH Lawrence. Oliver Reed et Alan Bates luttent nus sur un tapis devant la cheminée. En 1969 la scène est plus que scandaleuse, qu’est-ce qu’elle t’inspirerait ?

11.Le 11 mars 2011 la terre a tremblé et provoqué le tsunami le plus dévastateur de l’histoire. Aujourd’hui encore Fukushima est une menace pour le japon mais aussi pour le monde. Quelqu’un que je connais vivant à 100 kms de là me racontait lundi qu’une secousse importante a été ressentie. Elle me disait en avoir marre et vouloir partir comme bon nombre de japonais mais sans savoir où aller. Doit-on regarder mourir 130 millions de personnes sans bouger le petit doigt ?

 

Je ne tague personne parce que j’ai du cœur moi et que mes questions présentent peu d’intérêt sauf celui d’avoir pris du plaisir à les concocter.

Enfin si 11 volontaires veulent y répondre il n’y aura qu’à mettre le lien en commentaire.

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